La candidate du Rassemblement national à Toulon, Laure Lavalette, le 15 mars 2026.

Des maires sortants consolidés, des objectifs de conquête déjà envolés, et un ballottage favorable dans les métropoles du Sud : le premier tour des élections municipales, dimanche 15 mars, a donné raison aux cadres du Rassemblement national (RN) qui ne croyaient pas à un raz-de-marée semblable aux scrutins nationaux. Dans ses zones de force, le parti obtient des scores à la hauteur de ses attentes, en particulier sur la côte méditerranéenne, où il peut entrevoir la prise de plusieurs villes moyennes. Mais partout ailleurs, ses candidats butent encore face à l’implantation des vieux partis.

Au total, le RN s’est imposé au premier tour dans dix-sept villes, dont dix nouvelles. Il sera présent au second dans 210 communes, avec de bonnes chances d’atteindre l’objectif raisonnable que s’était fixé Jordan Bardella : des victoires dans des « dizaines de villes ». Ce score laisse augurer un scrutin meilleur qu’en 2020 et surtout 2014, et plusieurs milliers de conseillers municipaux lepénistes.

Sur la majeure partie du territoire, toutefois, le RN assistera en spectateur aux duels entre droite et gauche. Ses électeurs auront un rôle à jouer et, rompant avec une stratégie tenue coûte que coûte par Marine Le Pen, Jordan Bardella leur a clairement indiqué la marche à suivre dès 20 h 05, dimanche soir. En appelant à faire barrage aux listes de gauche au second tour, le président du parti d’extrême droite a rompu avec la position historique d’un mouvement qui prenait soin de ne jamais se positionner sur le spectre politique. Marine Le Pen, de son côté, n’a pas pris la parole, si ce n’est dans un message sur X se félicitant du succès de ses maires sortants.

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