Aujourd’hui, plus personne n’envisage de vivre sans mutuelle santé.
Mais certains profils à l’instar des étudiants, retraités ou micro-entrepreneurs restent fragiles et ne peuvent pas se permettre de la payer trop cher.
Certains assureurs proposent des mutuelles à bas prix. Faut-il franchir le cap ?

Médicaments obligatoires « au service rendu modéré », séances ostéopathie, monture de lunettes, prothèse auditive ou dentaire, forfait journalier hospitalier… La sécurité sociale ne rembourse pas à 100% vos frais de santé. Pour certains, à l’instar des soins paramédicaux, elle ne rembourse rien du tout. Il faut donc contracter une complémentaire santé capable de la relayer lors des coups durs.

Problème, le prix de ces complémentaires bondit chaque année (+2% depuis janvier). Pour y faire face, des organismes proposent des formules moins chères ou estampillées « non responsables ». Le comparateur lesfurets.com en a même trouvé à moins de 12 euros par mois. Attention, ces formules ne respectent pas de plafond et de planchers de remboursement, accroissent les restes à charge et les avances de frais. Les contrats individuels responsables et solidaires vous demandent de payer avant tout remboursement, reconnaît l’association de consommateurs UFC Que choisir (nouvelle fenêtre). Autre donnée importante, qu’importe la complémentaire, ce que vous payez dépend de votre âge et de votre région de résidence. Les besoins augmentent avec l’âge et certaines régions pratiquent avec outrance les dépassements d’honoraires. Moralité, difficile pour un retraité francilien de dénicher une complémentaire santé pour moins de 60 euros par mois, même en lésinant sur ces garanties.

« Trouver un prix juste »

Il existe en effet plusieurs offres de mutuelles moins chères à destination de tous les petits budgets. L’assureur Solly Azar propose notamment une offre Eco budget, correspondant à quelque chose près au contrat responsable sans les avantages du 100 % santé. Elle couvre en plus des frais d’hospitalisation, les soins courants ainsi que l’optique et le dentaire, dans la limite de certains plafonds, rapportent nos confrères du Monde (nouvelle fenêtre). En souscrivant à cette offre, un senior de 65 ans en région parisienne économise une vingtaine d’euros par mois par rapport au tarif du contrat responsable de la compagnie. 

Mais les assureurs ne parlent pas de « prix bas » : ils préfèrent l’expression de « prix juste ». Il s’agit de souscrire à l’offre la plus adaptée à vos besoins et à votre profil. Les contrats low-costs proposent de baisser significativement les primes sur des dépenses non-essentielles (dentaire, audiologie, optique, médecine douce, etc.). Méfiez-vous des mutuelles qui vous imposent parfois un parcours de soin dédié, avec des médecins partenaires obligatoires.

Mais attention, votre santé évolue et si vous n’avez pas de problème optique aujourd’hui, vous pouvez en avoir demain. En cas d’accident, ces contrats peuvent également vous mettre en grande difficulté si vous avez besoin d’une opération chirurgicale en urgence par exemple. Moralité, si les conditions de remboursement de votre mutuelle ne vous conviennent pas, n’hésitez pas à voir ailleurs. 

Depuis 2020, la loi sur la résiliation infra-annuelle vous permet de changer de complémentaire santé à tout moment après un an de contrat. Entrée dans le monde professionnel, mariage, naissance, retraite, baisse de revenus, problèmes dentaires, légère surdité… Ces événements supposent souvent d’ajuster votre couverture santé. Pour choisir une mutuelle adaptée, sélectionner des garanties correspondant à vos besoins et comparez les offres en ligne. Ne vous bornez pas au montant de la prime. Tenez compte des garanties, des franchises, des plafonds de remboursement, des exclusions de garantie ou encore des délais de carence.

Geoffrey LOPES

Partager
Exit mobile version