• Depuis le déclenchement de l’opération israélo-américaine contre l’Iran, le bilan ne cesse de s’alourdir dans de nombreux pays de la région.
  • Les pertes humaines les plus lourdes sont enregistrées sur le sol iranien, mais aussi au Liban, où des centaines de personnes sont mortes.
  • Des dizaines de morts sont aussi à déplorer dans plusieurs pays de la région, et des milliers de blessés sont signalés sur l’ensemble de la zone.

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L’Iran attaqué par les États-Unis et Israël, le Moyen-Orient s’embrase

En 12 jours à peine, la violence du conflit a déjà fait des centaines de victimes dans la région. Depuis que les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran le 28 février (nouvelle fenêtre), différents bilans ont été remontés par les autorités de plusieurs pays de la zone, bien qu’ils n’aient pas été vérifiés de manière indépendante. Dernier en date, celui du Liban, où plus de 630 personnes ont été tuées en quelques jours seulement (nouvelle fenêtre)

Le ministère libanais de la Santé a ainsi indiqué, mercredi 11 mars, que 634 personnes avaient été tuées en 10 jours de combats (nouvelle fenêtre) entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dont 91 enfants, et plus de 1.500 blessés. L’armée libanaise a annoncé de son côté que trois de ses soldats avaient été tués, tandis que le mouvement Hezbollah n’a pas communiqué sur ses pertes.

Plus de 1.200 morts en Iran, et plus de 10.000 blessés

Du côté iranien, c’est là que le bilan enregistré est le plus lourd : le ministère iranien de la Santé a indiqué lundi que plus de 1.200 personnes avaient été tuées, dont environ 200 femmes et 200 enfants (nouvelle fenêtre) de moins de 12 ans, et que plus de 10.000 civils avaient été blessés. L’Iran a notamment accusé les États-Unis et Israël d’avoir bombardé une école dans le sud du pays (nouvelle fenêtre), faisant plus de 150 morts selon Téhéran.

Ces bilans pourraient toutefois se trouver en deçà de la réalité : la Fondation des martyrs et des anciens combattants, organisme public iranien, avait affirmé dès jeudi dernier que le bilan des frappes américaines et israéliennes (nouvelle fenêtre) avait atteint 1.230 morts. Le Croissant-Rouge iranien avait auparavant fait état, le 3 mars, de 787 morts. L’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux États-Unis, a elle recensé mardi 10 mars au moins 1.787 personnes tuées, dont 1.262 civils, parmi lesquels au moins 200 enfants, ainsi que 190 militaires et 335 personnes dont le statut n’a pas été précisé.

Quant à Israël, les services de secours et l’armée ont fait état de 14 morts au total depuis le début de la guerre (nouvelle fenêtre). Selon les secouristes, 12 personnes ont été tuées, dont quatre mineurs, et des dizaines blessées dans l’État hébreu depuis que l’Iran a commencé à tirer des missiles sur le pays en représailles aux frappes américano-israéliennes, selon un bilan compilé par l’AFP sur la base de leurs annonces. Tsahal a, de son côté, annoncé la mort de deux soldats lors de combats dans le sud du Liban (nouvelle fenêtre).

Des dizaines de morts aussi recensés dans les pays du Golfe et en Irak

Les pays du Golfe se sont retrouvés eux aussi aspirés dans cette escalade, visés par des tirs de riposte iraniens (nouvelle fenêtre). Les autorités des différents États et le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) ont fait état de 24 morts dans cette région depuis le début des attaques iraniennes. La majorité sont des militaires ou des membres des forces de sécurité, dont sept militaires américains, aux côtés de 11 civils.

Au Koweït, l’armée et le ministère de la Santé ont recensé six morts : deux soldats koweïtiens, deux gardes-frontières et deux civils, dont une fillette de 11 ans. Le ministère émirati de la Défense et le bureau des médias de Dubaï ont eux fait état de six morts (nouvelle fenêtre), dont quatre civils et deux militaires décédés dans le crash d’un hélicoptère attribué à une défaillance technique.

L’agence saoudienne de défense civile a signalé deux morts civils, tandis qu’au Bahreïn, deux morts sont à déplorer, et qu’à Oman, un marin est décédé en mer. Au Qatar, le ministère de l’Intérieur a indiqué que 16 personnes avaient été blessées, sans faire état de décès. Le Centcom a par ailleurs confirmé la mort de six militaires américains au Koweït et d’un autre en Arabie saoudite.

L’Irak s’est également retrouvé impliqué dans le conflit, faisant là aussi plusieurs dizaines de morts : des groupes armés et des responsables ont déclaré qu’au moins 26 personnes ont été tuées depuis le début du conflit, selon un décompte de l’AFP. Des combattants pro-iraniens en Irak ont notamment indiqué avoir perdu 21 de leurs membres dans des frappes aériennes qu’ils attribuent à Israël et aux États-Unis, et des groupes rebelles kurdes (nouvelle fenêtre) ont par ailleurs déclaré qu’au moins trois militants kurdes iraniens avaient été tués lors de frappes attribuées à l’Irak contre leurs positions dans le nord du pays.

Par ailleurs, des blessés ont été signalés en Jordanie et en Syrie par des chutes de débris lors d’attaques, mais aucun décès n’est à déplorer à ce stade. 

M.L. avec AFP

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