
Dans la voiture qui le mène à Aire-sur-la-Lys (Pas-de-Calais), où il doit rencontrer des assistants familiaux en conflit avec leur employeur, le département, François Ruffin compte et recompte : « 32 000 », « 35 000 d’ici une heure », estime-t-il. A la fin de la journée, mercredi 28 janvier, ils seront 38 000. Une semaine plus tard, plus de 70 000 « soutiens » sont inscrits sur sa plateforme de candidat à l’élection présidentielle, « Nous président ! ». Il suffit d’une adresse e-mail, d’un code postal et d’un simple clic pour en être. Des « parrainages citoyens », comme les présente le député de la Somme, censés renforcer sa candidature.
Alors que la primaire de la gauche, prévue pour le 11 octobre, commence à s’organiser, François Ruffin n’a pas attendu le Parti socialiste (PS), qui rechigne encore à y participer, pour lancer sa campagne. Sa camarade et députée de Seine-Saint-Denis Clémentine Autain en a fait de même. Dans le sillage des annonces sur ce scrutin qui doit désigner un candidat commun à la gauche hors La France insoumise, les deux anciens « insoumis » en ont profité pour faire leur « tour de chauffe », selon l’expression de François Ruffin.
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