• Comment répondre au choc énergétique provoqué par la guerre en cours au Moyen-Orient ?
  • Le Premier ministre Sébastien Lecornu veut augmenter les capacités des raffineries françaises.
  • L’éditorialiste spécialisé en économie Nicolas Doze livre son analyse sur LCI.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu essaie d’obtenir une baisse de prix et d’éviter un risque de pénurie, mais sans dépenser un centime d’argent public cette fois. C’est notamment en augmentant les capacités des raffineries françaises qu’il entend arriver à ses fins. « L’appel a été lancé hier à une des plus grandes raffineries de France« , explique l’éditorialiste économie Nicolas Doze, dans une séquence à retrouver dans la vidéo en tête de cet article.

Il s’agit de la raffinerie de Gravenchon (Seine-Maritime), qui constitue la deuxième et produit près de 12 tonnes de produits pétroliers finis par an. « Elle est contrôlée par des Américains, mais elle est bel et bien chez nous et représente 20% des capacités de raffinage. On leur demande d’aller plus loin et de produire principalement davantage de kérosène et davantage de diesel« , poursuit le spécialiste.

Une mesure qui pourrait sensiblement faire baisser le prix du diesel, très peu raffiné en France. On en importe encore la grande majorité, dont une bonne partie provient du Moyen-Orient. Moins taxé que les autres, il est plus sensible à l’évolution des prix à la pompe, à l’instar du kérosène.

D’autres mesures sont prévues, mais aucune à destination des ménages et des automobilistes. « Des États comme les nôtres, dépendant intégralement du fossile, sont démunis pour répondre de manière pérenne et définitive à un choc énergétique comme celui que nous vivons. Ça va coûter des sous à tout le monde« , conclut Nicolas Doze.

Mael NARPON

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