• Un quadragénaire a été écroué en Corse pour « propositions sexuelles faites à un mineur de 15 ans ».
  • Il a été arrêté après un signalement réalisé sur la plateforme Pharos.
  • C’est un internaute qui s’est fait passer pour une adolescente qui l’a piégé et l’a signalé aux autorités.

Piégé par un internaute qui se faisait passer pour une jeune adolescente. Un quadragénaire a été mis en examen, notamment pour « propositions sexuelles faites à un mineur de 15 ans » et écroué, a indiqué vendredi 19 juin le procureur d’Ajaccio.

L’homme de 47 ans a été arrêté mardi à son domicile de Bocognano, en Corse-du-Sud, après un signalement réalisé sur la plateforme Pharos (site gouvernemental permettant de signaler les contenus illicites) par un internaute qui se faisait passer pour une jeune adolescente afin de piéger de possibles prédateurs sexuels et qui était rentré en contact avec lui, a expliqué Nicolas Septe, procureur d’Ajaccio, confirmant des informations de Corse-Matin.

Une méthode décriée

Le quadragénaire a été mis en examen pour « propositions sexuelles faites à un mineurs de 15 ans par un majeur utilisant un moyen de communication électronique », pour « détention de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique » et « transmission d’image à caractère pornographique d’un mineur de 15 ans », a précisé le magistrat en saluant l’enquête des gendarmes de Corse.

Pour le premier chef, les faits ont été commis « en Corse-du-Sud entre le 1er janvier 2025 et 17 avril 2026 » tandis que pour les deux suivants, ils ont été commis « en Corse-du-Sud et dans le Nord, entre le 16 juin 2020 et le 16 juin 2026 ». L’homme a également été placé sous le statut de témoin assisté pour « corruption de mineur ».

De la même manière, la semaine dernière un sexagénaire avait été mis en examen et écroué à Bastia après avoir été piégé sur TikTok. En mai dernier, le streamer Finnyzyy avait lui aussi démasqué un pédocriminel présumé derrière l’avatar d’une adolescente. 

Cette méthode qui consiste à piéger les pédocriminels a fait tiquer nombre d’acteurs de la protection de l’enfance, tandis que ces « chasseurs » clament qu’« il y a plus de bénéfices qu’autre chose ». 

L’intention « est compréhensible, d’autant que les moyens alloués à la lutte contre les violences sexuelles sur mineurs restent insuffisants face à l’ampleur des phénomènes », avait indiqué fin mai à l’AFP Véronique Béchu, directrice de l’Observatoire des violences numériques faites aux mineurs au sein de l’association e-Enfance/3018, avant de nuancer : « Mais selon la façon dont ces pratiques sont mises en œuvre, elles peuvent causer bien plus de tort que de bien ». 

E.R. avec AFP

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