Dans le sud de la France, au cœur de l’arrière-pays héraultais, après avoir traversé des paysages de vignes à perte de vue, il faut s’engager sur une étroite route de la vallée pour parvenir jusqu’au Domaine de Portes, à la sortie de Saint-Pons-de-Thomières, commune rurale de 1 800 habitants.
De longs bâtiments agricoles se démarquent dans le paysage brumeux. Ce 16 février au matin, il tombe une pluie drue et froide sur le village situé aux confins de l’Hérault et du Tarn. Depuis plusieurs jours, la région subit de fortes précipitations. Dans le bourg, des commerces n’ont pas pu ouvrir leurs portes faute d’électricité. Impensable pour Daniel Connart, qui sort de son bureau et explique d’entrée : « Heureusement qu’on a un groupe électrogène pour continuer à travailler. »
Plan à l’appui, l’agriculteur dévoile le site et les six poulaillers, qui ne peuvent fonctionner sans électricité. Il faut, pour chaque structure, seize heures de lumière par jour, afin que les poules pondent. Le Domaine de Portes est le premier producteur d’œufs en Occitanie. Les bâtiments abritent 150 000 poules pondeuses. S’y ajoutent 32 000 élevées en agriculture biologique.
Il vous reste 87.89% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
