Sur le quai Fulchiron, où Quentin D a été pris en charge par les secours dans un état grave, à Lyon, le 13 février 2026.

Quentin D., le militant identitaire de 23 ans agressé jeudi soir en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan (La France insoumise, LFI), à l’Institut d’études politiques (IEP) de Lyon, est mort a annoncé le parquet, samedi 14 février.

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Très grièvement blessé, le jeune homme avait été hospitalisé et placé dans le coma. Il n’a pas survécu à une commotion cérébrale, conséquence de violents coups reçus à la tête, a détaillé une source sécuritaire au Monde.

Le parquet a ouvert une enquête pour violences aggravées. Le ou les auteurs de l’agression n’ont, pour le moment, pas été identifiés. « L’enquête se poursuit, elle est conduite dorénavant du chef de coups mortels aggravés, en plus des violences aggravées par trois circonstances », a précisé le parquet, samedi, dans un communiqué.

Selon le groupe identitaire Némésis – qui se revendique féministe, et ne cesse d’attribuer, à tort, aux immigrés la responsabilité des violences sexuelles –, Quentin D. faisait partie du service d’ordre chargé d’aider ses militantes lors de leur manifestation dans le quartier de Sciences Po (7e arrondissement) contre une conférence de Rima Hassan.

Le groupuscule d’ultradroite a affirmé, dans plusieurs messages sur X, que Quentin D. avait été agressé par des militants d’extrême gauche. Le groupuscule Némésis a désigné des membres de la Jeune Garde, un groupe antifasciste dissous en juin 2025 et fondé par le Lyonnais Raphaël Arnault, élu député en 2024 dans le Vaucluse sous les couleurs de LFI.

Ce drame a déclenché de nombreuses réactions politiques, particulièrement dans les rangs de l’extrême droite.

Le Monde avec AFP

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