- Le meurtrier présumé de Cédric Coutouly, poignardé sur un parking d’Onet-le-Château en mars 2024, comparait depuis mardi devant les assises de l’Aveyron.
- Deux ans après le drame, la veuve et la fille de la victime témoignent pour TF1.
Elle a voulu retenir ses larmes, mais Virginie Barrau a craqué juste avant le début de l’audience. Au tribunal de Rodez, en Aveyron, s’est ouvert ce mardi 7 avril le procès pour le meurtre de son compagnon et père de ses enfants, Cédric Coutouly, tué le 16 mars 2024 à 45 ans. « On essaie de prendre sur soi »,
confie sa veuve dans le reportage du JT de 20H de TF1 en tête de cet article. « Mes enfants font du mieux qu’ils peuvent. Je les trouve très forts. »
Les faits se sont déroulés sur un parking d’Onet-le-Château. Ce jour-là, le couple sortait du supermarché, au moment même où l’accusé faisait des embardées sous l’emprise de l’alcool. Accompagnés de leur fils de 13 ans, Cédric Coutouly et Virginie Barrau ont tenté d’appeler la police. Mais, alors que la tension montait, l’agresseur présumé a sorti un couteau, blessant Virginie et poignardant Cédric à quatre reprises. Ce dernier est mort sous les yeux de son fils.
« On ne s’est pas posé la question. Nous, on est des gens lambda, simples. Moi, je suis désolée, quand je vois quelqu’un qui est en danger, j’interviens »,
poursuit Virginie Barrau, se remémorant les minutes qui ont précédé le drame.
« Que justice soit faite »
Marlyne Coutouly-Barrau, la fille de la victime, espère obtenir des réponses lors de ce procès mais également une peine à la hauteur de ce crime. « Que justice soit faite. Qu’il paie pour ce qu’il a fait. Il a ôté une vie et qu’il paie pour ça, en fait. C’est tout ce qu’on veut »,
confie cette dernière.
Pourquoi l’accusé, un homme de 25 ans, a-t-il commis ce meurtre gratuit, sans justification ? Agité à la barre, il a encore expliqué ce mardi ne se souvenir de rien, mais a détaillé son propre profil : « Je suis impulsif et parfois ça peut être désastreux. Je fais n’importe quoi sous le coup de la colère. Casser une télé et un frigo ».
Ce père de deux enfants n’a aucun antécédent psychologique, mais il était à l’époque consommateur de cannabis et de cocaïne « Il assume intégralement ses responsabilités. Notre objectif, c’est effectivement d’essayer de trouver des réponses à un acte qui l’effraie lui-même »,
assure son avocat, Me Guillaume Raymond. Le procès doit durer jusqu’à vendredi. Trois jours encore pour espérer comprendre un acte aussi tragique.

