• À Marseille, la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté préconise la fermeture d’une prison pour mineurs.
  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a demandé à l’administration de rénover une vingtaine de cellules.
  • TF1 s’est rendu sur place.

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Le 20H

Les murs des cellules sont couverts de graffitis et de saleté. Les sanitaires, vétustes, sont dépourvus de portes. Les locaux sont infestés d’insectes. Dans une prison de Marseille (nouvelle fenêtre), 59 jeunes délinquants âgés de 13 à 18 ans vivent reclus, dans un bâtiment insalubre. Dominique Simonnot, contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, dénonce une prison aux « conditions indignes » et préconise la fermeture des lieux. 

Elle alerte également sur des repas insuffisants et un accès restreint aux produits d’hygiène. “On nous a dit que le gestionnaire privé qui avait en charge le nettoyage, nettoyait entre chaque occupant. Mais mes collègues et moi, ce n’est pas ce qu’on a relevé, au contraire », explique-t-elle dans le reportage du 20H de TF1 en tête de cet article. « Que durant des mois, on ait laissé ça dans cet état, je n’en reviens pas”, s’indigne-t-elle.

Une vingtaine de cellules à rénover en septembre

En réaction à cette situation, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin (nouvelle fenêtre), a demandé à l’administration de la prison “de procéder, dès le mois de septembre 2025, à la fermeture d’une à deux unités pour la réfection progressive des cellules”. Soit une vingtaine. 

Selon le rapport de la contrôleuse, le bâtiment, pourtant construit en 2007, se dégrade rapidement à cause du manque de personnel. Certains jeunes se retrouvent livrés à eux-mêmes, comme l’explique Widad, mère d’un détenu. Lors des épisodes de fortes chaleurs, par exemple, son fils ne parvenait pas toujours à obtenir une bouteille d’eau. « Pas parce qu’ils ne veulent pas, mais parce qu’ils ne peuvent pas être de partout”, raconte-t-elle.

Les agents pénitentiaires, quant à eux, dénoncent le manque de soutien de leur direction face à des jeunes parfois difficiles à encadrer. “On doit gérer deux, trois unités en même temps. Donc, les activités, on ne peut pas les faire. L’école, on ne peut pas les y envoyer. Dernièrement, quand j’ai travaillé, j’avais trois agents pour 53 jeunes”, explique Laetitia Kassa, membre de la CGT pénitentiaire PACA Corse. Une nouvelle inspection, mandatée par le ministère de la Justice, est prévue dans le courant du mois de septembre.

Athenais CORNETTE DE SAINT CYR | Reportage TF1 : Léa MERLIER, Sonia BOUJAMAA et Maroine JIT

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