Raphaël Arnault, député (LFI) du Vaucluse, lors de la rentrée des députés à l’Assemblée nationale, à Paris, le 9 juillet 2024.

Son siège, en haut de l’Hémicycle, est resté vide, mardi 17 février. Le député La France insoumise (LFI) du Vaucluse, Raphaël Arnault, n’a pas assisté aux traditionnelles questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Il est l’homme au centre de la tornade politique qui fragilise le mouvement de Jean-Luc Mélenchon depuis la mort du militant de la mouvance nationaliste révolutionnaire Quentin Deranque, samedi 14 février, à Lyon. Les enquêteurs suspectent plusieurs membres de la Jeune Garde, le groupuscule antifasciste fondé par Raphaël Arnault en 2018, un mouvement allié de LFI, dissous en 2025, d’être à l’origine du drame.

Parmi les 11 personnes interpellées figurent deux de ses collaborateurs parlementaires : Jacques-Elie Favrot, dit « Jef », et Romain C. qui, lui, avait été recruté par l’élu sous le pseudonyme de Romain Michel. Selon l’avocat de Jacques-Elie Favrot, ce dernier reconnaît la « commission de violences », mais nie être l’auteur des coups ayant provoqué la mort de Quentin Deranque. La présidente (Renaissance) de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a dit avoir suspendu les deux hommes de leurs droits d’accès au Palais-Bourbon. Un troisième homme, proche de Raphaël Arnault, est aussi suspecté.

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