
C’est un secret de Polichinelle, les voitures Renault sont de plus en plus chinoises. Mais l’ampleur du niveau de technologies provenant de Chine, et plus particulièrement du groupe Geely, mériterait d’être clarifiée par la direction. Projet après projet, Renault resserre ses liens avec ce constructeur chinois. Le nouveau directeur général du groupe, François Provost, qui a pris en juillet 2025 la succession de Luca de Meo, n’en fait pas mystère. C’est même, en partie, à cette alliance qu’il doit son ascension à la tête du losange. Plus petit que Volkswagen ou Stellantis, le groupe Renault a besoin de nouer des partenariats pour partager les dépenses de recherche et développement, faire tourner ses usines ou remplacer l’alliance avec Nissan. C’était l’une des missions de François Provost lorsqu’il secondait Luca de Meo.
C’est lui, notamment, qui a négocié l’accord avec Ford fin 2025, pour produire pour la marque américaine des petites voitures électriques à Douai (Nord) dès 2028. Et qui multiplie les projets avec Geely. Le partenariat avec ce constructeur chinois n’a, à ce stade, rien de global ou de capitalistique. Selon une porte-parole du groupe, « rien n’a changé, il s’agit d’une série d’accords ponctuels, techniques, pas du tout d’un rapprochement ». Le président du conseil d’administration, Jean-Dominique Senard, n’a d’ailleurs jamais rencontré son homologue, le fondateur du groupe, Li Shufu, qui se fait parfois aussi appeler Eric Li, 62 ans. Il a créé Geely Automobile en 1986. « Mais aujourd’hui, on voit que Geely prend de plus en plus de place », s’inquiète Laurent Giblot, délégué syndical CGT.
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