Le président du groupe « Droite Républicaine » à l’Assemblée nationale était l’invité d’Adrien Gindre dans « Bonjour ! La Matinale TF1 », ce mercredi.
Il a notamment été interrogé sur l’entretien, mardi, entre les présidents français et algérien pour renouer le dialogue.
« L’exécutif a décidé de capituler », a fustigé notamment Laurent Wauquiez.

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Crise diplomatique entre la France et l’Algérie

La reprise des discussions ne passe pas pour Laurent Wauquiez. Invité de « Bonjour ! La Matinale TF1 », ce mercredi 2 avril, le président du groupe Droite Républicain à l’Assemblée nationale s’en est sévèrement pris à l’exécutif français, deux jours après un entretien entre les présidents français et algérien pour renouer le dialogue au bout de huit mois de crise diplomatique inédite. 

Une séquence diplomatique que Laurent Wauquiez a qualifiée de « scandaleuse ». « On a tous compris ce qui était en train de se faire : l’exécutif a décidé de capituler », a martelé celui qui brigue, face au ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, la présidence des Républicains.

Ma conviction, c’est que la seule chose qui marchera, c’est le rapport de force

Laurent Wauquiez

« Pendant quelques semaines, on nous a amusés, on a fait semblant de dire qu’on allait faire un rapport de force avec l’Algérie […] et on est en train de décider de capituler », a martelé l’élu, qui estime qu’Alger a « humilié » Paris. Au cœur des critiques de Laurent Wauquiez notamment : le refus de l’Algérie de reprendre ses ressortissants présents sur le territoire tricolore et jugés menaçants. 

« J’ai une question pour le gouvernement et qui concerne la sécurité des Français : il y a quelques jours, on nous a dit qu’il y avait 60 Algériens dangereux, terroristes, potentiellement menaçant pour notre sécurité […], dans cette reprise des discussions, est-ce que l’Algérie va les reprendre ? Est-ce que c’est l’une des conditions ? », a lancé le chef de file des députés LR. Il fait référence à une liste d’une soixantaine de noms d’Algériens à expulser envoyée mi-mars à Alger, que le pouvoir avait rejetée quelques jours plus tard. Sur cette liste figurait « des profils de type troubles à l’ordre public ou sortant de prison ou avec des profils dangereux », avait alors précisé Bruno Retailleau.

« Ma conviction, c’est que la seule chose qui marchera, c’est le rapport de force », a encore estimé Laurent Wauquiez, qui juge la situation « catastrophique » et « lamentable ». 

Mardi, le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, avait affirmé que Paris entendait résoudre les tensions avec Alger « avec exigence et sans aucune faiblesse ». Les Français « ont droit à des résultats, notamment en matière de coopération migratoire, de coopération en matière de renseignement, de lutte contre le terrorisme et au sujet bien évidemment de la détention sans fondement de notre compatriote Boualem Sansal », a assuré le ministre en référence à l’écrivain franco-algérien condamné jeudi à cinq ans de prison ferme par un tribunal algérien.

A.B.

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