• Les États-Unis ont annoncé dimanche 12 avril l’échec des négociations avec l’Iran entamées 21 heures plus tôt.
  • Pendant ce temps, le Pakistan, hôte des discussions entre les belligérants, exhorte ces derniers à respecter le cessez-le-feu jusqu’au bout.
  • Michel Derczansky, spécialiste du Proche-Orient, livre son analyse sur LCI.

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Guerre au Moyen-Orient : le cessez-le-feu tiendra-t-il ?

Le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran court normalement jusqu’au 22 avril. Avec l’annonce ce dimanche 12 avril de l’échec des négociations entre les deux belligérants qui avaient débuté au Pakistan la veille, les risques d’une reprise des hostilités inquiètent. Le pays hôte de ces discussions enjoint de son côté Téhéran et Washington à respecter la trêve jusqu’au bout.

Avant de repartir aux États-Unis, le vice-président JD Vance, qui menait la délégation américaine, a précisé qu’une « offre finale » avait été faite aux Iraniens. Pour le spécialiste du Proche-Orient Michel Derczansky, le respect du cessez-le-feu se joue ici. « La question est de savoir quand l’Iran va dire non aux États-Unis sur cette dernière proposition. Est-ce qu’ils vont le dire officiellement ou est-ce que ce sera officieux et que ça va se dégrader au fil du temps ?« , s’interroge-t-il sur LCI, dans une séquence à retrouver dans la vidéo en tête de cet article.

« Il est évident que les Iraniens ont deux bras de levier. Un sur lequel ils n’infléchiront pas, les 440 kilogrammes d’uranium enrichi, et puis la question du détroit d’Ormuz« , poursuit l’enseignant à l’ESJ Lille. « Le détroit d’Ormuz est un moyen clé pour eux de pouvoir faire des inflexions, fermer, ouvrir à volonté et jouer sur ce point-là. »

Face à la possibilité d’un blocus américain avancée par Donald Trump, l’Iran ne serait pas le seul pays impacté. La Chine et l’Inde seraient notamment concernées. « Ce serait positif d’un point de vue stratégique pour les États-Unis puisque vis-à-vis de la Chine, ils infléchiraient les importations vers la Chine et infléchiraient son économie, elle dont l’objectif est de devenir la première puissance mondiale en 2049« , conclut Michel Derczansky.

Mael NARPON

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