- Le programme Artémis va être transformé avec une nouvelle organisation, a annoncé l’agence spatiale vendredi.
- De « nouvelles missions » sont entre autres à prévoir.
- L’alunissage de la fusée est prévu en 2028, un peu plus de 50 ans après les premiers pas sur la Lune.
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La Lune avant Mars : la conquête spatiale redécolle
Quand l’Homme sera-t-il de retour sur la Lune ? Pas pour le moment. L’agence spatiale américaine annonce vendredi 27 février de grands changements au sein de son programme lunaire Artémis. Victime de nombreux retards ces dernières années, l’agence spatiale américaine est désormais obligée d’opérer un tournant si elle espère assurer un retour des Américains sur la Lune d’ici 2028, comme initialement prévu.
Quels changements sont à prévoir ? Le centre spatial compte « ajouter des missions »
entre le vol Artémis 2 programmé au printemps et le retour sur la surface lunaire, selon son directeur, Jared Isaacman, lors d’une conférence de presse. Aucun alunissage ne sera entrepris durant la mission Artémis 3, étape essentielle reportée au cours de deux missions, Artémis 4 et 5, prévues en 2028, coïncidant avec la dernière année du mandat de Donald Trump.
De nombreux retards
Le programme pourrait toutefois être encore retardé, en raison de la Nasa mais aussi de ses partenaires privés SpaceX et Blue Origin, les entreprises spatiales des multimilliardaires Elon Musk et Jeff Bezos qui développent les alunisseurs devant être utilisés par le programme.
Ce changement abrupt dans le programme Artémis est pourtant destiné à augmenter la cadence des lancements afin de faciliter la résolution de problèmes techniques, justifie le nouveau patron de la Nasa, Jared Isaacman. « Lorsque vous effectuez un lancement tous les trois ans, vos compétences s’atrophient »
, explique-t-il lors d’une conférence de presse depuis le Centre spatial Kennedy en Floride. « Ce n’est pas la voie à suivre »
, précise le patron de la Nasa.
Programme phare de la Nasa, Artémis cumule depuis des années des retards et des déconvenues techniques. Le dernier report en date, remonte à la semaine passée en raison d’un problème technique sur la fusée. Sa première mission, en 2022, s’était tenue après des années de retard et de complications techniques.
Cette refonte se rapproche désormais de l’architecture du programme de celle du célèbre Apollo qui avait permis dans les années 1960 et 1970 aux États-Unis de battre l’Union soviétique durant la première course à la Lune. Aujourd’hui, c’est sous la pression de la conquête spatiale chinoise que les États-Unis s’affairent. La Chine ambitionne en effet d’envoyer des humains sur la Lune et d’y installer une base aux alentours de 2030.
Le programme lunaire Artémis, annoncé sous la première présidence de Donald Trump, consistait, lui, en peu de missions espacées avec des objectifs ambitieux : établir une présence humaine durable sur la Lune et préparer de futures missions sur Mars. Pour rappel, Artémis 2 devrait être la première expédition lunaire avec des humains à bord depuis celle du programme Apollo en 1972, près de 50 ans plus tard.

