Dans un entretien accordé au « Figaro », le Premier ministre François Bayrou n’a pas exclu de demander aux Français de trancher la question des retraites.
Un référendum « est possible, si nous étions un jour en situation de blocage », a-t-il affirmé au premier jour du « conclave » entre syndicats et patronat.
La piste d’un référendum n’est décidément jamais bien loin. Alors qu’Emmanuel Macron s’est engagé à demander aux Français (nouvelle fenêtre) de « trancher certains sujets déterminants » en 2025, voilà que le Premier ministre François Bayrou laisse la porte ouverte à un référendum sur les retraites.
Lorsqu’il n’y a pas de résolution possible, le référendum est une issue
Lorsqu’il n’y a pas de résolution possible, le référendum est une issue
François Bayrou au « Figaro »
Appeler les électeurs aux urnes sur une réforme des retraites, « c’est possible, si nous étions un jour en situation de blocage », a indiqué le chef du gouvernement ce jeudi 27 février, dans un entretien accordé au Figaro (nouvelle fenêtre). « J’ai toujours dit que lorsque des questions sont bloquées, lorsqu’il n’y a pas de résolution possible, le référendum est une issue. »
Un tel projet ne devrait pas être proposé tout de suite. Partenaires sociaux et patronat n’ont débuté que ce jeudi les négociations pour revoir la réforme des retraites de 2023. Une première journée marquée par le départ de Force ouvrière (nouvelle fenêtre), qui dénonce une « mascarade ». « Si personne ne se met d’accord, nous l’avons dit, nous en resterons au système antérieur, défini en 2023 », soit un âge légal à 64 ans, prévient François Bayrou. « Je crois qu’il existe des chemins pour une réflexion sérieuse. »
Lui défend plutôt une « retraite par points », qui possède selon lui trois avantages : « l’équilibre financier nécessaire du système, le choix plus individuel du départ en retraite, et la responsabilité donnée aux partenaires sociaux de gérer le système, du moins dans le privé ». Pas certain toutefois que cette hypothèse mette d’accord patronat et syndicats dans le délai de trois mois qui leur est donné. « Je ne pense pas que ce sera la solution adoptée, car elle est très exigeante », admet François Bayrou. Mais « cela a beaucoup de sens ».