C’est un mot aussi courant en anglais qu’intraduisible en français : entertainer. Littéralement, « celui qui divertit ». S’agit-il d’un amuseur, d’un fantaisiste, d’un blagueur, d’un artiste ? Les dictionnaires ont beau proposer ces traductions, aucun mot ne convient pour qualifier celui qui monte sur une scène, chante ou danse dans le seul but de faire passer un bon moment au public. Aucun vocable ne recouvre cette capacité à entraîner les spectateurs, à faire que le show soit à la hauteur.

S’il faut aller puiser dans la langue anglaise, c’est que la profession d’entertainer est née dans le monde anglo-saxon, aux Etats-Unis comme au Royaume-Uni. De Phineas Taylor Barnum, au XIXsiècle, fondateur du cirque du même nom et considéré comme le créateur du divertissement moderne, à Michael Jackson, en passant par Usher, Beyoncé ou Harry Styles, les exemples sont nombreux.

« Regardez Frank Sinatra, Dean Martin, Sammy Davis Jr ! », s’enthousiasme Robbie Williams. Assis sur le canapé d’une chambre d’un hôtel londonien, le chanteur anglais ne semble plus pouvoir s’arrêter : « Et Fred Astaire, Gene Kelly… » Intarissable, il embraye sur Harold Lloyd, génie du cinéma muet burlesque, et les Marx Brothers, fratrie venue des bas-fonds new-yorkais qui révolutionna la comédie hollywoodienne.

Il est leur héritier, il le sait. Il le revendique sans orgueil particulier. Les faits parlent d’eux-mêmes. A 51 ans, Robbie Williams est l’un des chanteurs les plus connus au monde. Ses douze premiers albums solo se sont vendus au total à 75 millions d’exemplaires. Un chiffre colossal, auquel s’ajoutent les 45 millions d’albums du groupe Take That, dont il a été membre au début de la décennie 1990.

Musique révolue

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