• Ryan Gosling est la vedette de « Projet dernière chance », en salles ce mercredi.
  • Un film de science-fiction aussi sophistiqué qu’émouvant où il incarne un prof de sciences qui a le destin de l’humanité entre ses mains.
  • De passage par Paris, l’acteur canadien s’est confié auprès de TF1info.

Imaginez un peu. Vous êtes un petit prof de sciences sans histoire, vous enseignez les lois de la physique à des collégiens… et puis du jour au lendemain vous vous réveillez à bord d’un vaisseau spatial à des années-lumière de la Terre, en charge d’une mission destinée à sauver l’humanité. Sympa, non ? 

En salles ce mercredi, Projet dernière chance est l’adaptation d’un roman de l’écrivain américain Andy Weir, auquel on devait déjà Seul sur Mars, porté à l’écran par Ridley Scott avec Matt Damon. Acteur et producteur de ce blockbuster aussi sophistiqué qu’émouvant réalisé par Phil Lord et Chris Miller, Ryan Gosling incarne Ryland Grace, chargé de résoudre l’énigme de la mystérieuse substance qui cause l’extinction du Soleil. En chemin, il va nouer une amitié aussi surprenante que décisive avec un extraterrestre pas tout à fait comme les autres. De passage à Paris, la superstar canadienne, bientôt à l’affiche du prochain film de la saga Star Wars, nous a raconté sa passion pour cette histoire qui sort de l’ordinaire de la SF…

Si je dis que Projet dernière chance est un « feel good movie » sur la fin du monde, vous êtes d’accord ?

Ryan Gosling : Sur la fin potentielle du monde, peut-être… (sourire)

Ce n’est pas le premier film où un type se retrouve tout seul dans un vaisseau spatial loin de la Terre. Qu’est-ce qui le différencie des autres, selon vous ?

Je pense que l’auteur du roman, Andy Weir, propose un point de vue unique. Déjà, c’est un ingénieur fabuleux pour qui la science est quelque chose de très important. L’histoire est donc crédible de ce point de vue. Mais c’est aussi un humaniste. En fait, ça parle autant des humains que des extraterrestres. Il nous rappelle toutes les choses incroyables dont les êtres humains sont capables. Et aussi que toutes les innovations dans l’histoire de l’humanité sont parties d’une idée impossible. En fait, c’est le propre de l’homme : rendre cesse l’impossible possible. Je pense aussi que c’était l’occasion de se démarquer de tous ces récits dystopiques dont nous avons été saturés ces dernières années, avec une vision très fataliste. Et de suggérer que, peut-être, le futur n’est pas quelque chose à craindre, mais juste à comprendre.

Dans « Projet dernière chance », Ryan Gosling incarne le professeur Ryland Grace, lancé dans une mission destinée à sauver l’humanité. – Jonathan Olley / Universal

Dans un moment où tout le monde est terrifié par l’avenir, et même par le présent à vrai dire, c’est un film qui entend redonner de l’espoir ? 

Oui, mais ce n’est pas prétendre que nous n’aurons pas de problèmes ou que de grands défis ne se profilent pas à l’horizon. Les étoiles meurent. Ce n’est pas juste notre monde mais l’univers tout entier qui est en train de mourir. Donc ça va mal ! (sourire) Mais le film suggère aussi que nous pouvons aborder nos problèmes avec curiosité et non avec peur, et que nous pouvons comprendre les choses. Il croit en la compétence des êtres humains. Je pense que c’est bien de le rappeler car c’est la vérité.

Vous et moi sommes capables de choses bien plus grandes que nous le croyons !

Ryan Gosling

On est loin de l’époque où vous tourniez des films très sombres comme Drive ou Only God Forgives avec Nicolas Winding Refn. Quels sont vos critères aujourd’hui pour tourner un film. Vos enfants peut-être ?

Je pense que mes enfants jouent un grand rôle, oui (Ryan et la comédienne Eva Mendes ont deux filles de 12 et 10 ans – ndlr). Par exemple avec ce film je voulais aller au cinéma avec eux et partager un souvenir comme j’en ai eu à leur âge, autre que devant un film d’animation. Je voulais que ce soit un film avec les meilleurs cinéastes, les meilleures équipes d’effets spéciaux, le meilleur compositeur… Le meilleur du cinéma actuel pour que les gamins soient inspirés et fascinés par le processus de fabrication de ce métier. Mais je ne voulais pas juste essayer de les divertir ou de les amuser. Je ne voulais pas juste que ce soit une évasion. Je voulais leur proposer un message d’espoir pour le futur et leur manière de l’aborder.

L’idée, c’est de déclencher une discussion avec eux ? Sur la façon dont ils peuvent réchapper à la fin du monde qu’on leur promet chaque jour aux infos ?

Oui, de leur rappeler ce dont l’être humain est capable, de nous rappeler que vous et moi sommes capables de choses bien plus grandes que nous le croyons. Mon personnage dans le film ne croit pas en lui. C’est un truc qui parle à beaucoup de gens ! Et je trouvais ça chouette qu’Andy Weir écrive une histoire qui ne fait pas semblant d’ignorer les dangers qui nous guettent, mais qu’il l’aborde avec un message d’espoir. On l’a déjà fait. Alors on sera capable de le refaire demain.

Entre ce film et le prochain « Star Wars », vous allez encore rester quelques temps dans l’espace ? Ou bien vous rentrez bientôt sur Terre ?

Je ne sais pas ! J’aime vraiment beaucoup faire des films de science-fiction. Je suis sûr que je referai un film sur Terre qui ne sera pas de ce genre. Mais en même temps, quand je tourne en ce moment, c’est aussi parce que je veux inciter les gens à aller au cinéma, pour l’expérience de la salle, vous voyez ? Et des films comme ça, j’ai l’impression, donnent une bonne raison de le faire.

>> Projet dernière chance de Phil Lord et Chris Miller. Avec Ryan Gosling, Sandra Hüller, Milana Vayntrub. 2h37. En salles

Jérôme VERMELIN

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