Le pétrole modère sa hausse
Après avoir pris plus de 6 % en clôture lundi, les cours du pétrole reprennent leur souffle : vers 2 h 40, le baril de Brent de la mer du Nord gagnait 1,34 % à 78,78 dollars (67,30 euros environ), et le baril de WTI nord-américain prenait 0,98 % à 71,93 dollars (61,50 euros environ)
Les marchés de l’énergie ont connu un choc mondial, avec une envolée des prix du pétrole et du gaz, la guerre au Moyen-Orient menaçant une région cruciale dans la production et l’exportation d’hydrocarbures. Le détroit d’Ormuz, goulet d’étranglement par lequel transitent environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux, est désormais fermé de facto au trafic : sur fond d’explosion des primes d’assurance, les principales compagnies maritimes ont suspendu leurs traversées.
Lundi, la compagnie énergétique publique qatarie QatarEnergy a déjà annoncé avoir interrompu sa production de GNL après des attaques iraniennes contre les installations de deux de ses principaux sites de traitement de gaz. Plus tôt, une des plus grandes raffineries d’Arabie saoudite a dû interrompre certaines opérations. Un terminal pétrolier d’Abou Dhabi a aussi été attaqué.

