
Le brouillard budgétaire a laissé place à une légère éclaircie pour Sébastien Lecornu. Le premier ministre entrevoit, pour la première fois depuis son arrivée à Matignon, une issue à la crise politique engendrée par la chute de François Bayrou en septembre 2025, renforcée par la démission inopinée de son premier gouvernement (Lecornu I). A rebours de sa promesse initiale, le recours à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter, sans vote, le budget de l’Etat, devrait lui permettre de se maintenir à Matignon.
Après trois mois d’un débat budgétaire souvent abscons, le gouvernement Lecornu veut se projeter vers 2027. « Maintenant, il faut avancer. (…) Il faut savoir terminer une crise politique », a déclaré le chef du gouvernement, vendredi 23 janvier, lors d’un déplacement sur le thème du logement à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).
Le matin même, deux motions de censure de La France insoumise et du Rassemblement national ont échoué à le faire chuter. Ces motions rejetées valent adoption de la partie recettes du projet de loi de finances (PLF) pour 2026, après un premier 49.3 engagé, mardi, par Sébastien Lecornu. « Un instrument de dernier recours, pour ne pas dire de dernier secours », a-t-il justifié vendredi, avant de recourir à un deuxième 49.3 sur la partie dépenses du budget de l’Etat dans l’hémicycle quasi vide du Palais-Bourbon.
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