Sélection de pièces pour piano de Moondog. François Mardirossian (piano).

Vénéré par une constellation de musiciens comprenant des étoiles de la pop (David Bowie, Frank Zappa), du jazz (Dave Brubeck, Charlie Parker) et du minimalisme (Philip Glass, Steve Reich), Moondog – pseudonyme de Louis Thomas Hardin (1916-1999) – occupe une place singulière dans la production américaine de son temps. Son titanesque catalogue (plus de 800 compositions) s’apparente à un gisement hétéroclite qui impose à l’interprète une phase d’extraction minière. De là à prétendre, comme le fait le titre de cet album militant, qu’on n’y trouvera que des « pépites », il y a un pas que nous sommes loin de franchir après l’écoute des 34 pièces réunies ici. Quand Moondog ne livre pas une pâle imitation de Chopin (Mazurka), de Bach (Prélude et fugue en la mineur) ou de Schumann (Hymn to Peace), il joue avec des boucles qui tournent comme du Glass (Autumn Leaves) ou du Satie (Elf Dance). En revanche, quand sa musique semble écartelée entre deux pôles (par exemple, ceux figurés par Claude Debussy et Scott Joplin dans Jazz Book), elle affirme l’identité d’un créateur excentrique. François Mardirossian emporte alors l’adhésion dans des pages hypnotiques telles que Verden 782 et Mood Montreux. Pierre Gervasoni
Ad Vitam Records/Integral.
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Philippe Jaroussky
« Gelosia ! – Italian Cantatas »
Ombre tacite e sole, d’Alessandro Scarlatti. Cessate, omai cessate RV 684, d’Antonio Vivaldi. Perdono, amata Nice S.88b, de Nicola Porpora. Mi palpita il cor HWV 132c, de Georg Friedrich Haendel. La Gelosia, de Baldassare Galuppi. Avec Philippe Jaroussky, Serge Saïtta, Raul Orellana, José Manuel Navarro, Marco Massera, Ruth Verona, Paolo Zapico, Yoko Nakamura, ensemble Artaserse.
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