- Marius Borg Høiby, 29 ans, est jugé pour des viols et des violences sur d’ex-compagnes.
- Le fils de la princesse héritière Mette-Marit affirme que les relations sexuelles étaient consenties.
- Alors qu’il est déjà incarcéré, le parquet de Norvège a requis sept ans et sept mois de prison à son encontre ce mercredi.
Bientôt l’épilogue pour le procès qui fascine tout un pays. Le parquet de Norvège a requis, mercredi 18 mars, sept ans et sept mois de prison à l’encontre de Marius Borg Høiby, 29 ans, le fils de la princesse héritière Mette-Marit, jugé pour des viols et des violences sur d’ex-compagnes. Né d’une relation antérieure au mariage de sa mère avec le prince héritier Haakon, le jeune homme qui comparaît détenu doit répondre de 40 chefs d’accusation passibles au total de 16 ans de prison.
« Le viol peut laisser des séquelles durables et détruire des vies »
, a fait valoir le procureur Sturla Henriksbø à l’avant-dernier jour d’un procès hautement médiatisé de sept semaines au tribunal d’Oslo. « Cela peut être quelque chose que la victime porte en elle toute sa vie »,
a-t-il dit sous les yeux du prévenu. En jean et polo bleu à manches courtes découvrant ses bras tatoués, Marius Borg Høiby n’a pas bronché en entendant la peine requise contre lui.
En Norvège, l’affaire a contribué à sérieusement écorner l’image de la famille royale. Elle avait commencé le 4 août 2024 quand la police avait arrêté le fils de la princesse, soupçonné d’avoir agressé sa compagne la nuit précédente. Après la saisie de téléphones et d’ordinateurs, la police avait retrouvé des films et des vidéos documentant de possibles crimes et délits pour lesquels il a alors été inculpé.
Selon l’accusation, les viols auraient été perpétrés après des soirées festives au cours desquelles Marius Borg Høiby avait consommé alcool et stupéfiants, et à l’issue de rapports sexuels consentis. L’un aurait eu lieu dans le sous-sol du domicile du prince Haakon et de la princesse Mette-Marit, alors que le couple était à la maison. Les quatre victimes présumées d’agressions sexuelles n’ont réalisé qu’elles avaient été violées qu’ultérieurement, lorsque la police leur a montré les images.
Je ne suis plus Marius, je suis un monstre. Je suis devenu la cible de la haine de toute la Norvège
Je ne suis plus Marius, je suis un monstre. Je suis devenu la cible de la haine de toute la Norvège
Marius Borg Høiby lors de son procès
Dans son réquisitoire, le procureur a dressé le portrait d’un accusé « qui se croit tout permis »
et peu soucieux de consulter ses partenaires sexuelles « lorsqu’elles se sont endormies alors que lui en veut davantage »
. Tout au long du procès marqué par ses nombreux trous de mémoire, Marius Borg Høiby a affirmé que les rapports sexuels étaient tous consentis.
Concernant les violences qu’il aurait infligées à d’ex-compagnes, le procureur a décrit un homme « en proie à des accès de colère, jaloux et qui, surtout lorsqu’il est sous emprise, peut perdre le contrôle »
. Vendredi, le fils de la princesse avait fondu en larmes en évoquant la « pression médiatique »
qui l’a selon lui « gommé en tant que personne »
. « Je ne suis plus Marius, je suis un monstre. Je suis devenu la cible de la haine de toute la Norvège »
, s’était-il lamenté.

