• Donald Trump a subitement levé ses menaces militaires et douanières au sujet du Groenland.
  • Le président américain a changé de ton après un entretien organisé mercredi 21 janvier avec le patron de l’Otan, Mark Rutte.
  • Quel peut être son rôle dans ce dossier explosif ?

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Menace d’annexion du Groenland : tension maximale entre les Etats-Unis et l’Europe

Est-il l’homme qui a provoqué le revirement de Donald Trump sur le Groenland ? Mercredi 21 janvier, après plusieurs jours de menaces répétées, le président américain a annoncé que « le cadre d’un futur accord concernant le Groenland » avait été trouvé, permettant de lever les droits de douane qu’il menaçait d’imposer à plusieurs pays qui ne soutiennent pas son projet, dont la France. États-Unis et Danemark vont ainsi renégocier leur accord de défense de 1951, une issue qui semble loin de la possession du territoire autonome danois par les États-Unis, comme Trump l’a pourtant exigé à de multiples reprises. Une volte-face survenue juste après un échange avec le patron de l’Otan, Mark Rutte.

À ce poste depuis un peu plus d’un an, l’ex-Premier ministre des Pays-Bas se retrouve dans une position pas franchement confortable : mettre d’accord plusieurs pays membres de l’Alliance atlantique, mise à mal par les tensions grandissantes entre ses membres. « Il a travaillé loyalement pour la cohésion de l’Otan », a souligné ce jeudi le ministre danois de la Défense, Troels Lund Poulsen.

« Mark Rutte ne peut pas négocier un accord au nom du Danemark »

Reste que les ambitions de Donald Trump sur l’île arctique dépassent largement les pouvoirs de Mark Rutte. « Il va de soi que seuls le Danemark et le Groenland eux-mêmes peuvent prendre des décisions concernant les questions relatives au Danemark et au Groenland », a insisté dans un communiqué la Première ministre danoise, Mette Frederiksen. « Mark Rutte ne peut bien sûr pas négocier un accord au nom du Danemark ou du Groenland », a abondé Troels Lund Poulsen.

Mark Rutte pourrait donc être parvenu à apaiser les volontés du locataire de la Maison Blanche via d’autres sujets que la souveraineté du territoire, « pas abordée » lors de l’échange entre les deux hommes. Les discussions ont porté sur le fait de priver la Russie et la Chine d’un « accès » à ce territoire autonome danois et aux pays de l’Arctique, a-t-il déclaré. Selon lui, il s’agit d’assurer « collectivement » la sécurité de sept pays, citant les États-Unis, le Canada, le Danemark, l’Islande, la Suède, la Finlande et la Norvège, tout en veillant à ce que « les Chinois et les Russes ne puissent avoir accès économiquement et militairement au Groenland ».

Plus tôt dans la journée, le patron de l’Otan avait milité pour « une diplomatie réfléchie » au sujet du Groenland. Affirmant qu’il travaillait « en coulisses » à la recherche d’une solution, Mark Rutte s’était toutefois opposé publiquement à Donald Trump, qui ne cesse d’afficher ses craintes sur l’aide qu’apporteraient les Européens aux États-Unis si nécessaire. « Je n’ai aucun doute sur le fait que les États-Unis viendront à la rescousse (de l’Europe), et que nous viendrons à la rescousse des États-Unis », avait-il assuré. Des propos rassurants plutôt que le rapport de force, voilà peut-être la clé pour convaincre Donald Trump.

I.N

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