• Christophe Ellul, 51 ans, est jugé depuis mardi matin pour homicide involontaire à Soissons (Aisne).
  • Fin 2019, sa compagne, Elisa Pilarski, enceinte de six mois, avait été tuée par des morsures canines alors qu’elle promenait son chien.
  • L’animal représentait un danger pour la jeune femme, selon l’instruction, alors que l’homme, de son côté, pointe « plein d’incohérences ».

Visage fermé, entièrement vêtu de noir, Christophe Ellul est arrivé mardi matin au tribunal de Soissons. Pour la première fois, l’homme, âgé de 51 ans, comparaît devant les juges pour homicide involontaire sur sa compagne Elisa Pilarski. Le jour du drame, en 2019, lui n’est pas présent. C’est son chien, Curtis, qui est accusé d’avoir causé la mort. 

Sera-t-il tenu responsable de ses agissements ? Pour son avocat, de nombreuses zones d’ombre restent à éclaircir. « Des certitudes hâtives qui ont très vite, à un moment donné, basculé, pour faire penser que ce chien était celui qui avait mordu Elisa », réagit maître Alexandre Novion, avocat de Christophe Ellul. Cette théorie, Christophe Ellul l’a toujours contestée, convaincu de l’innocence de Curtis. Pour sa défense, il évoque les chiens de chasse présents ce jour-là. 

Photo d’illustration d’Elisa Pilarski, retrouvée morte en forêt dans l’Aisne après avoir été mordue par un chien. Elle est ici avec Curtis, l’animal de son compagnon. – TF1

Piste écartée par les enquêteurs, à la barre, il interpelle les juges. « Si Curtis est coupable, tuez-le, piquez-le ou c’est moi qui le ferai. Mais mettez les preuves sur la table », a-t-il déclaré. La justice cherche à comprendre ce qu’il s’est passé ce 16 novembre 2019. Elisa Pilarski, 29 ans, est retrouvée morte dans une forêt de l’Aisne, son corps recouvert de morsures. Elle promenait Curtis, le pitbull illégalement importé des Pays-Bas par son compagnon. Le chien avait-il été dressé pour mordre ? C’est l’une des questions au centre du procès. 

Six ans après sa mort, la famille d’Elisa attend toujours des réponses. Nous les avions rencontrés il y a quelques mois. « J’espère qu’il puisse dire ‘ça peut être mon chien, en effet’, c’est tout. Je ne sais pas ce que ça va changer pour moi. Un petit doute, enlever ce doute et aider à continuer le chemin sans Elisa », nous avait confié sa mère à l’époque. Si sa dangerosité est avérée pendant le procès, le chien Curtis sera euthanasié.

La rédaction de TF1info | Reportage : Francesco DEPAQUIT, Elsa ASSALIT, Charlotte LEFETEY

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