
Simon Persico est politiste et directeur de Sciences Po Grenoble. Membre du conseil de surveillance de la Fondation de l’écologie politique, le chercheur a écrit avec le politiste Florent Gougou une note intitulée « Vers un écologisme municipal ? Promesses de campagne et action politique des mairies vertes en France » (Fondation de l’écologie politique, 2023).
Europe Ecologie-Les Verts (EELV) – devenu Les Ecologistes en 2023 – avait réalisé une percée spectaculaire aux élections municipales de 2020, au point que l’on avait alors parlé d’une « vague verte ». Six ans plus tard, quelles sont ses perspectives pour les scrutins municipaux des 15 et 22 mars ?
En 2020, les Verts avaient conquis six villes de plus de 100 000 habitants (Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Tours, Besançon et Annecy) et ils avaient été reconduits à Grenoble, déjà gagnée en 2014 par Eric Piolle. Cette percée, exceptionnelle à l’échelle européenne pour un parti vert, résultait en majorité de victoires face à des maires sortants de droite dans le cadre d’unions des gauches aux périmètres variables. Les écologistes avaient, en outre, intégré – ou réintégré – la majorité municipale dans une dizaine de villes de plus de 100 000 habitants, parmi lesquelles Paris, Marseille, Montpellier, Rouen, Rennes, Brest [Finistère], Nancy et Nantes.
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