Un agent de sécurité de la RATP se tient sur un quai lors de la visite du nouveau PDG de la régie des transports parisiens à la gare de Val-de-Fontenay, à Fontenay-sous-Bois, en banlieue parisienne, le 17 février 2026.

Le décret a été publié au Journal officiel, jeudi 19 février : des agents de sûreté de la SNCF et de la RATP vont pouvoir « à titre expérimental » être équipés de « pistolets à impulsions électriques » pour maîtriser les situations violentes dans les réseaux de transports, a annoncé le ministre des transports, Philippe Tabarot, sur TF1.

« L’utilisation du Taser peut être une bonne réponse », « proportionnée » à certains actes de violence dans les transports, a estimé le ministre, en précisant que l’autorisation concernerait dans un premier temps « 10 % des agents de la police ferroviaire », soit « 300 à 400 » dans « les semaines à venir ». « Nos concitoyens nous demandent de la sécurité dans les transports », a ajouté le ministre. Selon lui, il faut que les forces de l’ordre « puissent se protéger et puissent protéger les usagers ».

Evaluation du dispositif

L’autorisation de port de cette arme « non létale », également connue sous le nom de Taser, s’entend « à titre expérimental » pour « une durée de trois ans à compter de la date d’entrée en vigueur » du décret, précise le texte paru au Journal officiel. « En vue d’accroître la maîtrise des situations à risques, de réduire le recours aux armes à feu ou le risque d’atteinte corporelle sur les tiers et les agents des services internes de sécurité de la SNCF et de la Régie autonome des transports parisiens, ces derniers peuvent être autorisés à porter un pistolet à impulsions électriques », précise Le Journal officiel.

« Dans certains pays, le Taser a prouvé son efficacité », ajoute-t-on au ministère. Comme au Royaume-Uni, le 1er novembre 2025, lorsque les forces de sécurité s’en sont servies pour maîtriser un homme ayant blessé onze personnes dans une attaque au couteau dans le train Doncaster-Londres. « A l’issue du processus, une évaluation du dispositif sera menée », a affirmé le ministère des transports à l’Agence France-Presse (AFP).

Le port du pistolet à impulsions électriques sera soumis à « autorisation individuelle ». Cette disposition était initialement contenue dans la loi du 28 avril 2025 relative à la sûreté dans les transports, portée à l’origine par l’actuel ministre des transports, Philippe Tabarot, lorsqu’il était sénateur, mais elle avait été censurée pour vice de forme par le Conseil constitutionnel, le 24 avril 2025.

La SNCF compte 3 000 agents dans son service interne de police ferroviaire, connu sous le nom de SUGE (service de surveillance générale de la SNCF), tandis que la RATP compte un millier d’agents au sein de son groupe de protection et de sécurité des réseaux (GPSR). Tous sont des agents assermentés et formés, déjà autorisés au port d’armes létales.

Le Monde avec AFP

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