- Les corps sans vie de deux sœurs ont été découverts dimanche à Montmorillon.
- Peu après, un homme qui avait eu une relation avec l’une d’entre elles, a été interpellé.
- Celui-ci, qui a tenté de mettre fin à ses jours, a succombé à ses blessures dans la soirée.
Un peu plus de vingt-quatre heures après le double homicide qui a frappé la Vienne, les circonstances de ce drame se précisent. Dimanche 12 avril, sur la commune de Montmorillon (Vienne), deux sœurs ont été retrouvées mortes à leur domicile, tuées par balles.
Grâce aux témoignages de témoins qui ont affirmé avoir vu un suspect quitter les lieux couvert de sang, l’auteur présumé des faits a pu être interpellé peu après chez lui par les forces de l’ordre. Ce voisin des deux victimes était dans un état grave au moment de son interpellation après s’être tiré une balle au niveau du thorax. Il est décédé peu après à l’hôpital où il avait été admis en urgence.
Ce lundi, la procureure de la République de Poitiers, Rachel Bray, a précisé la chronologie des faits et évoqué le mobile qui aurait incité ce sexagénaire à commettre un acte irréversible. TF1info fait le point.
Marie-Claude et Nadine, deux sœurs nées en 1955 et 1958
C’est vers 13h30 ce 12 avril que les gendarmes ont été appelés au secours. À cette heure, plusieurs habitants de Montmorillon se sont inquiétés d’entendre des coups de feu sur la commune et d’avoir par la suite, pour certains, aperçu un homme ensanglanté près de chez eux. Rendus sur place quinze minutes plus tard, les militaires ont découvert, au niveau du 4, rue de la Duchênerie, les corps sans vie des deux sœurs.
Selon nos informations, la plus jeune s’appelle Marie-Claude et est née le 9 mai 1955. Son aînée se prénomme Nadine et est née le 15 septembre 1958.
Une enquête a été immédiatement ouverte par le parquet de Poitiers après ce double homicide. Les investigations ont été confiées à la brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Montmorillon, avec appui de la section de recherches de la Vienne, du chef d »’assassinat ».
L’auteur présumé des faits interpellé dans la même rue
C’est à quelques centaines de mètres des cadavres des deux femmes que les forces de l’ordre sont allées chercher le suspect.
Dès l’alerte de sa fuite et le sachant armé, une centaine de militaires ont été mobilisés pour mettre en place un périmètre de sécurité. Les effectifs de la compagnie de gendarmerie de Montmorillon ont été dans le même temps renforcés par les pelotons de surveillance et d’intervention (PSIG) de Poitiers et Châtellerault, l’Escadron départemental de contrôle des flux de la Vienne et par le peloton spécialisé de protection de gendarmerie de Civaux chargé du bouclage au plus proche de la résidence du mis en cause, selon les informations transmises ce lundi par la magistrate.
Deux négociateurs des départements voisins ainsi que l’antenne GIGN de Tours, un droniste et l’hélicoptère de la section aérienne de gendarmerie de Mérignac ont également été déployés. « La mobilisation de ces différentes unités permettait l’interpellation, sans heurt, du mis en cause à son domicile. Celui-ci a été découvert grièvement blessé et immédiatement héliporté vers le CHU de Poitiers avec pronostic vital engagé. Son décès a été constaté à 20h37 des suites des blessures auto-infligées »,
détaille Rachel Bray sans révéler l’identité du sexagénaire.
Un ancien militaire jaloux
Toujours selon les informations transmises par la procureure, l’auteur présumé des faits est un homme né en 1960, « présenté comme un ancien militaire ». « Il avait entretenu une relation amoureuse avec la cadette des deux sœurs jusqu’en décembre 2023 mais sans communauté de vie. L’homme avait mis fin à cette relation et les intéressés n’avaient plus eu de contact durant plusieurs mois. Ils avaient repris une relation amicale à compter d’octobre 2025 »
, rapporte-t-elle également.
Cette relation se serait par la suite gâtée quand le sexagénaire a appris que Marie-Claude avait un nouveau partenaire. Jaloux, il aurait ensuite insisté pour maintenir un lien avec son ex, ce qu’elle ne voulait a priori pas.
Le 25 février 2026, Marie-Claude s’est donc rendue à la gendarmerie pour déposer une main courante. Suite à ce signalement, les militaires de la gendarmerie étaient partis à la rencontre du sexagénaire et lui avaient imposé de ne plus prendre contact avec son ex. Il n’a pas, par la suite, respecté les obligations.
Ce qu’il s’est passé le jour J chez les deux sœurs
Selon plusieurs témoignages, notamment celui de la tante des victimes qui était présente à leur domicile le jour des faits, le mis en cause se serait présenté chez les deux femmes le dimanche 12 avril en début d’après-midi, armé d’un fusil de type 22LR.
Dissimulé dans le véhicule des victimes, il aurait atteint par balle la sœur aînée alors qu’elle ouvrait la portière du véhicule. Son corps était retrouvé à proximité, dans l’allée du domicile. Il aurait ensuite visé la sœur cadette dont le corps a été découvert dans l’entrée de la maison, porte ouverte.

