• En pleine guerre au Moyen-Orient, la hausse des prix des carburants pèse sur le budget des automobilistes français.
  • Alors, certains repèrent les stations-service les moins chères.
  • Mais à partir de quelle différence de prix le détour vaut-il le coup ? Le 20H de TF1 a fait les maths.

Suivez la couverture complète

Guerre au Moyen-Orient : les prix des carburants et du gaz s’envolent

Alexis n’est pas du genre à faire les choses par hasard. Pour faire son plein, et alors que les prix flambent, il a choisi de rouler quelques kilomètres de plus jusqu’à une station de Fleury-les-Aubret (Loiret), dans l’une des stations les moins chères de la région d’Orléans. « Il y a pas mal de routes, donc dès que tu peux gratter quelques centimes, c’est peut-être bête, mais on en profite », explique-t-il dans le reportage du 20H de TF1 visible en tête de cet article. 

Mais bien sûr, nous n’allions pas le laisser filer sans qu’il nous ait livré son petit secret. « C’est une application, et du coup j’ai (…) le gazole le moins cher dans ma région, donc là je vois que c’est à Fleury le moins cher », présente-t-il face à notre caméra.

Des erreurs d’affichage dans 8% des stations contrôlées

Des applications comme celle-ci, qui vous proposent de comparer les prix des stations partout en France, il en existe une dizaine. Toutes récupèrent leurs données via un seul et même site : celui du gouvernement. « Les stations-service doivent mettre à jour, en temps réel, dès qu’elles modifient leurs prix, sur le site. C’est une obligation pour toutes les stations qui commercialisent plus de 500 mètres cubes de carburant », détaille Alice Vilcot, porte-parole de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Mais le système n’est pas infaillible. Ainsi, depuis le début de la crise, la Répression des fraudes a mené plus de 1.000 contrôles en station-service. Dans 8% des cas, elle a sanctionné des erreurs d’affichage sur les totems. 

Repérer une station moins chère, c’est une chose. Être prêt à faire le détour, c’en est une autre. « Il y a des fois, faire plusieurs kilomètres pour gagner 2-3 centimes, je ne vois pas l’intérêt », confie un automobiliste interrogé par TF1 à Bruz (Ille-et-Vilaine). Un autre abonde : « Non, ça ne vaut pas le coup d’aller faire 10 kilomètres de plus. » 

Justement, nous avons voulu vérifier. Partons de ce postulat : une station en bas de chez vous affiche des tarifs dans la moyenne nationale, tandis qu’une autre à 15 kilomètres au-delà propose un carburant moins cher. À partir de combien de centimes de moins cela vaut-il le coup d’y aller ? 

Nous avons fait les calculs pour deux types de véhicules, en choisissant de faire le plein. Si vous roulez en citadine essence, il faut que la station soit mieux-disante d’au moins 8 centimes par litre pour que le détour vaille la peine. Si vous avez un SUV diesel, il faut cette fois un écart d’au moins 7,5 centimes le litre pour faire le début d’une économie. 

Pour certains, la solution est encore plus radicale : réduire ses déplacements. C’est le choix que fait un conducteur sur trois, depuis le début de la crise.

La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : Roxane SYGULA, Eva HUIN, Philippe VÉRON

Share.
Exit mobile version