Le président du gouvernement de Nouvelle-Calédonie, Alcide Ponga (à gauche), la présidente du Congrès de Nouvelle-Calédonie, Veylma Falaeo, le député (Renaissance) Nicolas Metzdorf, le sénateur (Les Républicains) Georges Naturel et la présidente de l’Assemblée de la province Sud de Nouvelle-Calédonie, Sonia Backès, lors d’un sommet sur la Nouvelle-Calédonie, au palais de l’Elysée, à Paris, le 2 juillet 2025.

L’invitation à l’Elysée, le 16 janvier, a été accueillie froidement par les indépendantistes du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), opposés à l’accord de Bougival du 12 juillet 2025 sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie, mais Emmanuel Macron devra également compter avec des remous au sein même du bloc central. « Avec le président de la République, les relations se sont refroidies en juillet, lorsqu’il a proposé un référendum sur l’indépendance-association dans quinze ans. Ça, ça ne passe pas. On n’est plus alignés, contrairement à ce qui se passe avec mon groupe », pose Nicolas Metzdorf, le député affilié à Renaissance, mais qui, à Nouméa, est l’un des chefs de file de la droite radicale.

La ministre des outre-mer, Naïma Moutchou, ne trouve pas non plus grâce à ses yeux, elle qui a annoncé l’abandon de la « consultation anticipée » des Néo-Calédoniens – censée remettre l’accord sur les rails d’un calendrier tenable – sans l’en avertir au préalable. « On en a marre des reniements permanents », s’agace l’élu, qui, tout au long de la semaine, a répété à un public acquis son regret d’un « amour trahi pour la France ».

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