• Le groupe Stellantis annonce avoir conclu un protocole d’accord avec la société chinoise Dongfeng pour la distribution et la production d’un de ses véhicules depuis la France.
  • La voiture chinoise, produite sur son site de Rennes-La Janais, sera « 100% électrique », selon les syndicats, qui réclament des « garanties solides pour les salariés du site et de la sous-traitance ».

Le bruit courait depuis plusieurs semaines. Le groupe Stellantis s’apprête à partager une de ses usines en France avec son homologue chinois Dongfeng avec qui il vient de conclure un accord mêlant production et distribution. « Stellantis et Dongfeng Group annoncent leur intention de créer une nouvelle coentreprise basée en Europe et pilotée par Stellantis », qui sera « responsable des ventes et de la distribution des véhicules de la marque premium Voyah de Dongfeng sur des marchés européens ciblés », a précisé le constructeur italo-franco-américain dans un communiqué. 

Deux modèles produits en parallèle

« Les partenaires envisagent également la localisation (…) de modèles de véhicules à énergies nouvelles (NEV) de Dongfeng dans l’usine de Rennes en France », a-t-il ajouté. Le site situé à La Janais devrait prendre la forme « d’une joint-venture dont Stellantis resterait majoritaire à 51% afin d’assembler à l’avenir un second véhicule de marque Voyah conjointement à la Citroën C5 Aircross », unique modèle actuellement construit en Bretagne, détaille dans son propre communiqué le syndicat CGT, à l’issue d’un comité social et économique extraordinaire. La CFTC ajoute que le véhicule chinois produit sera « 100% électrique » et que « la direction indique un véhicule dans deux ans »

« Si ce projet se concrétise, il faut absolument que cela soit couplé avec un plan d’embauche massif et que rapidement les 700 contrats intérimaires soient transformés en contrats à durée indéterminée », a poursuivi la CGT, qui demande que la création d’une coentreprise ne conduise pas « à une dégradation des conditions de travail et des salaires ni pour les salariés de Stellantis, ni pour les sous-traitants » et que les fournisseurs habituels continuent à être sollicités. La CFDT réclame également de son côté des « garanties solides pour les salariés du site et de la sous-traitance ».

Il s’agit d’un nouveau volet de la stratégie de partenariats chinois du groupe italo-franco-américain, après un accord similaire conclu avec le jeune constructeur automobile chinois Leapmotor, qui devrait fabriquer deux modèles de véhicules dans les usines espagnoles de Stellantis.

La rédaction de TF1info avec AFP

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