Un tour de piste et recommence. Le 13 mars, à 10 h 35, au milieu des vagues, Arthur (le prénom a été modifié), jeune officier de la marine nationale, fait son footing et tourne en rond sur le pont du navire sur lequel il travaille. Pour enregistrer ses performances, un peu plus de 7 kilomètres parcourus en trente-cinq minutes, il utilise la montre connectée qu’il porte au poignet. Les informations ainsi recueillies se retrouvent sur Internet.

Car Arthur a un profil sur l’application sportive Strava, et il est « public » : n’importe qui peut le consulter. Le jeune homme vient donc de signaler quasiment en direct la position exacte en mer Méditerranée du porte-avions Charles-de-Gaulle et de son escorte, au nord-ouest de Chypre et à une centaine de kilomètres des côtes turques, a pu constater Le Monde.

Publication anonymisée montrant la course enregistrée en mer, le 13 mars 2026.

La présence dans la région du groupe aéronaval français, composé au minimum de trois frégates et d’un ravitailleur en plus du porte-avions, n’est pas un secret. Le 3 mars, Emmanuel Macron lui-même annonçait avoir ordonné son déploiement, quelques jours seulement après le début de la guerre entre Israël, les Etats-Unis et l’Iran. Le seul porte-avions français se trouvait alors en mer Baltique dans le cadre d’exercices de l’OTAN et devait y rester jusqu’en mai. Le 6 mars était annoncé son passage du détroit de Gibraltar.

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