Le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray, à Paris, le 19 janvier 2026.

Le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray, a affirmé, lundi 26 janvier, avoir fait un signalement au parquet concernant « l’environnement familial » de la collégienne de 12 ans qui s’est suicidée la semaine dernière dans les Pyrénées-Orientales.

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« En première analyse (…), nous n’avons aucun élément (…) qui témoignerait d’un harcèlement. Mais, en revanche, les différents éléments m’ont conduit à faire un signalement au procureur sur l’environnement familial de cette jeune fille », a-t-il déclaré sur Franceinfo.

Le rectorat de Montpellier avait fait savoir à l’Agence France-Presse (AFP) samedi que l’éducation nationale ne disposait « à ce stade » d’aucune information sur une « situation de harcèlement » scolaire ayant précédé le suicide dans la nuit de jeudi à vendredi de cette collégienne scolarisée à Ille-sur-Têt, à 25 kilomètres à l’ouest de Perpignan.

« Des vérifications sur ce point ont été menées toute la journée [de vendredi] par un inspecteur d’académie, qui s’est rendu sur place. Les premiers éléments qui en sont issus ne permettent pas de parler d’un contexte de harcèlement en milieu scolaire », avait estimé la directrice académique des services de l’éducation nationale (Dasen) des Pyrénées-Orientales, Anne-Laure Arino, selon un communiqué transmis à l’AFP par le rectorat.

Une enquête « en recherche des causes de la mort » a été ouverte après le suicide de cette adolescente, avait rapporté vendredi le parquet à l’AFP. « Il s’agit bien d’un suicide qui pourrait être en lien avec du harcèlement. C’est en tous cas ce que semble exprimer l’écrit qu’elle a laissé », avait précisé le procureur de Perpignan, Jérôme Bourrier.

« Face aux interrogations qui peuvent se poser, toutes les vérifications vont être menées sans délai afin de faire la lumière sur le contexte scolaire dans lequel ce drame est survenu », avait encore écrit samedi le rectorat.

Le Monde avec AFP

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