Quel rôle pour la dissuasion nucléaire française, sur fond de tensions géopolitiques croissantes ?

Le discours d’Emmanuel Macron lundi devrait s’inscrire dans le prolongement de celui du 7 février 2020, lors duquel le chef de l’Etat avait proposé aux Européens un « dialogue stratégique » sur le « rôle de la dissuasion nucléaire française » dans la sécurité collective de l’Europe et des exercices communs dans ce domaine ultrasensible de la souveraineté nationale.

La France est le seul pays de l’Union européenne, et le seul pays européen avec le Royaume-Uni, à disposer de l’arme nucléaire. Tous les autres pays sont protégés par la dissuasion élargie américaine dans le cadre l’OTAN. Or, depuis la seconde élection de Donald Trump, et sur fond de tensions géopolitiques croissantes avec la menace russe notamment, des doutes se posent sur la persistance à long terme de la protection américaine.

Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a évoqué le 13 mars à Munich ses « discussions confidentielles » avec Emmanuel Macron sur « la dissuasion nucléaire européenne ». Le président français a alors dit qu’il envisageait d’« articuler » la « doctrine nationale » française avec des « coopérations spéciales, des exercices communs, et des intérêts de sécurité communs avec certains pays-clés ». Il devrait en dire davantage et selon quelles modalités cela pourrait s’articulier au cours de son discours lundi.

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