• Des pluies exceptionnelles, drainées par la dépression Leonardo, se sont déversées ce jeudi sur la péninsule ibérique.
  • Le Portugal n’avait pas connu de telles intempéries depuis trente ans.
  • L’alerte rouge aux crues a été décrétée.

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Le 20H

Le Portugal, ravagé la semaine dernière par la tempête Kristin qui a fait cinq morts, subit ce jeudi 5 février les assauts de la dépression Leonardo qui entraîne d’impressionnantes inondations. À Alcacer do Sal, dans le sud-ouest du pays, une partie du centre-ville est envahie par les eaux du fleuve Sado. Et il faut l’appui de secouristes plongeurs pour aller récupérer les sinistrés dans leurs maisons. Quand ce n’est pas à pied ou à la nage, c’est en bateau que les secours progressent. « C’est rempli d’eau, tout est abîmé. Ma machine à laver, le frigo, tout », se lamente une habitante, dans le reportage ci-dessus. 

Tout notre jardin s’est envolé

Julie Taledo, une Française qui vit près de Lisbonne

Plus au nord, dans la région de Santarém, la protection civile a relevé ce jeudi après-midi le risque de crue du Tage « au niveau rouge, son niveau maximal », et les autorités locales ont ordonné l’« évacuation obligatoire » des zones riveraines. « Nous n’avions pas connu une telle situation dans le bassin du Tage depuis 1997 », a souligné le commandant national de la protection civile, Mario Silvestre. 

Dans le même temps, près de la capitale, Lisbonne, ce n’est pas l’eau, mais le vent qui fait des dégâts. Les journalistes de TF1 ont pu joindre, Julie Taledo, une Française. « Tout notre jardin s’est envolé, c’était tout sens dessus-dessous. La cabane de notre fils qui s’est envolée au fond du jardin », souligne-t-elle. Pour ne pas être prise de court comme lors des dernières tempêtes, elle a fait des provisions. « J’ai pris des packs d’eau parce que l’année dernière, on s’était fait avoir, il n’y avait plus d’eau dans les magasins. J’ai acheté du riz, des pâtes, des jus, des conserves », détaille-t-elle. 

La situation est si chaotique qu’un candidat a demandé le report du deuxième tour de l’élection présidentielle prévu ce dimanche. L’autorité électorale a écarté ce scénario, en rappelant que la loi portugaise ne permettait pas « le report général des élections, au niveau national ». La loi prévoit cependant la possibilité de reports ponctuels du scrutin, mais uniquement sur décision des autorités municipales.

En Espagne, dans certaines communes d’Andalousie, il est tombé en deux jours autant de pluie qu’en une année. Dans le village de Grazalema, particulièrement touché, « en l’espace de seize heures, il a plu pratiquement autant que ce qui tombe en un an dans la région de Madrid », a souligné le président régional Juan Manuel Moreno. Du coup, on en est à détruire les murs pour évacuer l’eau des maisons. 

Pendant ce temps, les habitants sont mis en sécurité. On dénombre déjà plus de 5.000 déplacés depuis le début de la tempête. Et l’inquiétude se prolonge pour la femme disparue depuis mercredi. Que ce soit au sol ou depuis les airs, les secours continuent de sonder la rivière dans laquelle elle s’était jetée pour sauver son chien.

La rédaction de TF1info | Reportage : Didier PIERESCHI et C. MESENBOURG

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