• Les États-Unis mettent en place une imposante force de frappe navale et aérienne au Moyen-Orient.
  • Un dispositif militaire massif qui pourrait préparer le terrain à une importante campagne de frappes contre l’Iran.
  • Fin janvier, Donald Trump avait même prévenu qu’une « armada » était déployée dans le Golfe.

Suivez la couverture complète

Trump met une pression maximale sur l’Iran

Donald Trump avait prévenu, son « armada » semble être désormais déployée. Les États-Unis ont mis en place, au Moyen-Orient, d’imposantes capacités militaires navales et aériennes. Des opérations qui interviennent dans le cadre des tensions entre Washington et Téhéran, alors que le président américain n’exclut pas de mener une importante campagne de frappes contre la République islamique. Selon les médias américains CBS et CNN, l’armée américaine serait même prête à frapper l’Iran à tout moment si le locataire de la Maison Blanche le décidait. 

Car Donald Trump – qui a déjà ordonné des bombardements aériens sur l’Iran en juin dernier (nouvelle fenêtre) – a menacé à de multiples reprises Téhéran d’intervention militaire si les discussions en cours n’aboutissent pas à un accord sur le programme nucléaire iranien, après qu’il a retiré son pays du précédent en 2018, pendant son premier mandat.

Le plus grand porte-avions du monde en renfort

La présence d’une « telle puissance de feu (…) dans la région crée une dynamique en soi. C’est parfois un peu difficile de la freiner et de dire : ‘C’est tout, on ne fait rien' », a expliqué à l’AFP Susan Ziadeh, une analyste au Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS). Washington déploie actuellement au Moyen-Orient navires et avions de guerre par dizaines. Et dispose aussi de dizaines de milliers de soldats dans des bases militaires (nouvelle fenêtre) à travers la région, certaines potentiellement vulnérables en cas de contre-attaque iranienne.

Selon les dernières informations (nouvelle fenêtre), l’armée américaine compte 13 navires de guerre au Moyen-Orient : un porte-avions, l’Abraham Lincoln, arrivé fin janvier et qui peut transporter plus de 65 avions ou hélicoptères de combat, neuf destroyers et trois frégates légères, selon un responsable américain. Par ailleurs, le plus grand porte-avions au monde, le Gerald Ford, en provenance des Caraïbes, est également arrivé en Méditerranée, a rapporté, vendredi 20 février, le site de l’institut naval des États-Unis (nouvelle fenêtre) après que Donald Trump a ordonné son déploiement dans la région mi-février. 

Il est accompagné par trois destroyers et devrait, dans un premier temps, rester dans cette zone pour contribuer à la défense d’Israël en cas de riposte iranienne, selon la revue spécialisée Le Grand Continent (nouvelle fenêtre). Ce porte-avions est capable de transporter plus de 75 appareils. Il est rare que deux porte-avions américains soient dépêchés en même temps au Moyen-Orient. C’était déjà le cas en juin dernier, quand Donald Trump a décidé de frappes aériennes contre trois sites nucléaires iraniens pendant la guerre de douze jours déclenchée par Israël.

Flotte aérienne d’envergure

Les États-Unis ont également mobilisé une flotte aérienne d’envergure au Moyen-Orient, selon des comptes X spécialisés et le site de suivi de vol Flightradar24 (nouvelle fenêtre). Elle comprend des avions de combat furtifs F-22 Raptor, des avions de combat F-15 et F-16, et des avions ravitailleurs KC-135 pour assister leurs opérations. Mercredi 18 février, Flightradar24 montrait plusieurs KC-135 volant au Moyen-Orient ou à proximité, ainsi que des avions radar de surveillance aérienne E3 Sentry et des avions-cargos en activité dans la région.

Le Wall Street Journal (nouvelle fenêtre) estime ainsi qu’il s’agit du plus grand déploiement d’avions de guerre au Moyen-Orient mené par les États-Unis depuis la guerre en Irak. Rien que sur la semaine du 9 février, entre 150 et 200 appareils de tous types à travers diverses bases au Moyen-Orient auraient été déployés. 

Selon certains experts, cités par Les Échos, ces signes montrent que l’armée américaine se prépare non pas à un raid éclair comme lors de l’arrestation du président Nicolas Maduro au Venezuela, mais à une opération plus massive, plus complexe et de longue durée. Pour preuve : la présence de six avions radars AWCS, de nombreux ravitailleurs en vol et d’une concentration d’avions Bombardier E-11 BACN, des avions qualifiés de « wifi aérien » qui servent généralement à établir un système de communication et à synchroniser les forces en cas d’attaque d’envergure.

A.B.

Share.
Exit mobile version