• Le ministre de l’Intérieur a annoncé, samedi dans Ouest-France, avoir présenté un « plan massif » pour réduire les délais de traitement des titres de séjour.
  • Laurent Nuñez souhaite notamment le recrutement de 500 vacataires en équivalent temps plein pour remplir cette mission.
  • Par ailleurs, la durée de validité des empreintes biométriques sera portée de cinq à dix ans.

Renforcer les effectifs pour aller plus vite. Dans une interview au quotidien régional Ouest-France (nouvelle fenêtre), samedi 4 avril, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez annonce avoir présenté au Premier ministre « un plan massif » pour accélérer les délais de traitement des titres de séjour. 

Dans le viseur des autorités : le renouvellement de ces titres alors que les délais d’instruction – d’environ trois mois (nouvelle fenêtre) – ainsi que des dysfonctionnements ces derniers mois de la plateforme de dépôt des dossiers pénalisent certaines personnes dont l’emploi dépend de l’obtention du titre de séjour. 

Selon ce plan, « nous allons renforcer les effectifs des services ‘séjours’ des préfectures en recrutant 500 vacataires en équivalent temps plein », a indiqué le ministre, estimant que « cela va augmenter de 20% les moyens mobilisés pour cette mission ». Autre mesure : la durée des empreintes biométriques pourrait être portée de cinq à dix ans et l’obligation faite aux détenteurs de titres de séjour de longue durée de déclarer leur changement d’adresse pourrait être supprimée. 

« Ces allègements, qui ne sacrifient rien à la sécurité, doivent permettre d’éviter les ruptures de droits pour les demandeurs. Ils perdent notamment leur emploi lorsque leur titre de séjour n’est pas renouvelé à temps, ce que nous voulons éviter », a pointé Laurent Nuñez. En 2025, la France a délivré 384.230 premiers titres de séjour, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, en hausse de 11,2% sur un an. 

A.B.

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