LETTRE DE TOKYO

Des passants dans une ruelle du quartier de Shinjuku, à Tokyo, en octobre 2024.

Les Tokyoïtes commencent sérieusement à s’agacer des chantiers à grande échelle, de surcroît concomitants, qui parsèment les principaux quartiers de la capitale. Leur achèvement est régulièrement différé : c’est le cas de l’un des plus titanesques, la rénovation de la gare de Shibuya. Commencé en 2009, il devait initialement être terminé en 2027, il ne le sera finalement qu’en 2034. Peut-être. En attendant, les usagers d’un des plus grands nœuds ferroviaires de Tokyo se perdent dans un labyrinthe de couloirs, de passerelles et d’Escalator pour trouver leur train ou la bonne sortie.

L’organisation toute japonaise des chantiers pallie certes le mécontentement : une pléthore d’agents de sécurité, casqués et revêtus des gilets phosphorescents, règle le flot des voitures et des piétons avec des bâtons lumineux rouges et moult courbettes. Mais dans l’une des villes les plus fonctionnelles du monde, la vie quotidienne est devenue fatigante dans certains quartiers où le fracas des chantiers résonne du matin au soir. Avec leurs chaussées éventrées pendant des mois, ils donnent l’impression de vivre dans un provisoire qui s’éternise.

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