
Quand une start-up découvre, grâce à une inspiration géniale, à une obstination de fou et à un peu de chance, une molécule qui va permettre de stopper la progression d’une maladie mortelle, cela donne ce que l’on appelle en bon français la success story d’une biotech. Quand, en plus, des investisseurs financiers à la mentalité de parieurs mettent la pression pour que des essais cliniques qui devraient prendre deux ans ou plus soient réalisés en quelques trimestres, ça passe ou ça casse. Et, quand ça fonctionne, les plus-values sont affolantes : ici, la propriété d’une molécule achetée 1 000 dollars en 2012 à un groupe pharmaceutique qui s’en désintéressait a donné lieu à une biotech revendue 7 milliards de dollars en 2016.
C’est à une plongée vertigineuse dans un univers passionnant, mais impitoyable, que vous invite Nathan Vardi. Journaliste financier spécialisé dans les entreprises de biotechnologie, à Forbes puis à MarketWatch, l’auteur relate l’histoire vraie de la mise au point des premiers traitements efficaces contre la leucémie lymphoïde chronique. Cette maladie, qui touche chaque année 21 000 personnes aux Etats-Unis, n’était alors traitée que par des chimiothérapies lourdes offrant des rémissions de courte durée.
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