Des policiers tentent d’empêcher des personnes d’embarquer sur un bateau pneumatique pour traverser la Manche, sur la plage de Gravelines (Nord), le 29 juillet 2025.

Près de 42 000 personnes ont traversé la Manche à bord de canots pneumatiques en 2025, rejoignant l’Angleterre dans le but, pour la plupart, d’y demander l’asile. Afin de contenir ces départs périlleux, plusieurs centaines d’effectifs de police et de gendarmerie sont déployés à la frontière, le long du littoral nord de la France. Ils sont la cible d’une décision inédite du 17 décembre 2025, dont Le Monde a pris connaissance : la Défenseure des droits (DDD), Claire Hédon, fait un constat sévère sur l’emploi d’armes intermédiaires par les forces de l’ordre sur les plages.

Saisie depuis 2022 d’une quarantaine de réclamations, émanant pour la quasi-totalité de l’association d’aide aux migrants Utopia 56, l’autorité administrative indépendante a pu enquêter sur trente-six situations. Elle documente, dans les dix-huit pages de sa décision, un manque de transparence et d’information autour de l’utilisation des lanceurs de balle de défense (LBD), des grenades lacrymogènes ainsi que des grenades de désencerclement, et recommande d’« exclure » leur emploi « dès lors que l’unique but recherché par les forces de sécurité est d’empêcher des personnes de monter dans une embarcation ».

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