• De nombreux Français, notamment les éleveurs, expriment leurs inquiétudes face à la présence croissante des loups sur le territoire.
  • Le gouvernement a décidé d’augmenter le quota d’abattage, malgré le statut du loup parmi les mammifères protégés.
  • Les chroniqueurs de « Bonjour ! Avec vous » débattent de ce sujet en plateau.

Bien des Français en ont peur. Le loup en effraie plus d’un, notamment les éleveurs et les brebis. C’est pourquoi le gouvernement vient de décider d’augmenter le quota d’abattage des loups. En outre, il est supprimé de la liste française des mammifères protégés. Ce qui nous amène à vous poser la question suivante : pour vous, abattre plus de loups est-il justifié ou au contraire scandaleux ? Une téléspectatrice, Jocelyne, se dit « contre l’abattage. Bien sûr, il faudrait trouver une solution pour que tout le monde soit content, mais évitons de les tuer ». Un avis partagé par 75% des téléspectateurs de « Bonjour ! Avec vous » qui estiment qu’abattre plus de loups est « scandaleux« .

Sondage « Bonjour ! Avec vous » : abattre plus de loups : justifié ou scandaleux. – Capture TF1

Pourquoi le gouvernement a-t-il décidé de sévir ?

Les agriculteurs ont exprimé à maintes reprises leur mécontentement sur le sujet. Selon les premières estimations du ministère de l’Agriculture, 4.441 attaques de loups ont été recensées en 2025. « Ce qui est assez énorme, ça fait environ 14.000 victimes brebis qui sont mortes dans ces attaques », ajoute Cécile de Ménibus. Concrètement, cela représente une augmentation des attaques de plus de 10% sur un an. « Le plafond des loups abattus est jugé beaucoup trop bas par rapport au nombre d’attaques », expose la chroniqueuse. Alors qu’il y aurait entre 920 et 1.125 loups aujourd’hui en France, selon l’Office français de la biodiversité, le cheptel de brebis a, lui, diminué de 40% en vingt ans. En moyenne, 200 euros sont remboursés à l’agriculteur pour une brebis tuée par un loup. Et bien évidemment, « c’est le contribuable qui paie », indique Cécile de Ménibus.

Deux points de vue s’opposent

On retrouve la trace du loup dans 60 départements. Dans les années 30, il n’y avait plus un loup en France. La Convention de Berne, en 1979, le place sur la liste des espèces protégées. Contrairement à ce qu’on pense, il n’a pas été réintroduit en France, comme on a fait pour les ours. Il est revenu d’Italie, par les Alpes.

L’abattage n’est pas la seule solution pour se protéger des loups. Les défenseurs de la biodiversité avancent la solution du patou, ce chien de troupeau qui protège les bêtes. Mais les deux solutions ne sont pas antonymiques. Une téléspectatrice, Vanessa, ne l’entend pas de cette oreille. « C’est scandaleux. Les loups ont plus peur de l’humain que le contraire. Pauvres bêtes sans défense », déplore-t-elle.

P. F. Pour TF1 INFO

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