- Un ex-pilote de chasse français a été mis en examen pour intelligence avec une puissance étrangère et divulgation de secrets de défense.
- L’enquête porte sur des soupçons concernant ses liens supposés avec la Chine.
- Il y aurait fait deux séjours en 2018 et 2019, rémunérés par une société sud-africaine.
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Un espion de haut vol ? Le parquet de Paris annonce ce mercredi avoir mis en examen le 23 juillet un ancien pilote de l’aéronavale française, soupçonné d’intelligence avec une puissance étrangère et de collecte et de livraison d’informations sur les intérêts fondamentaux de la nation à une puissance étrangère.
Cet ex-pilote de chasse, qui a été placé en garde à vue, est également poursuivi pour divulgation de secret de défense nationale par son dépositaire, selon le parquet, confirmant une information du site Intelligence Online. Confiée à un juge d’instruction, l’enquête avait été ouverte sur des soupçons concernant ses liens avec la Chine.
Deux voyages en Chine en septembre 2018 et en août 2019
Le 19 février 2025, le parquet de Paris avait reçu un signalement « portant sur un de leurs anciens effectifs, soupçonné d’intelligence avec une puissance étrangère, divulgation de secret de défense nationale, violation de consignes, cumul d’activités, blanchiment de fraude fiscale »
.
Les faits reprochés avaient été signalés à la justice par le ministère des Armées au titre de l’article 40 du code de procédure pénale. Ce signalement avait ensuite engendré l’ouverture d’une enquête préliminaire, confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
D’après Le Canard enchaîné
, qui avait révélé l’existence de cette enquête préliminaire, les voyages en Chine du suspect en septembre 2018 et en août 2019 auraient été rémunérés par une société sud-africaine. « Je me suis contenté d’animer deux séminaires de trois jours chacun. Mon voyage de 2019 ne s’est pas très bien passé, je n’ai plus jamais remis un pied en Chine ensuite »
, s’était défendu le mis en cause auprès de l’hebdomadaire.
Selon une source proche du dossier à l’AFP, ses déplacements en Chine s’étaient déroulés alors qu’il était encore militaire, sans qu’il en informe sa hiérarchie comme le prévoient pourtant les Armées. Cet ancien pilote est aussi connu pour s’être illustré dans l’animation d’une chaîne YouTube, où il enregistre plus de 560.000 abonnés.

