
Qu’on se le dise, Nicolas Briançon n’est pas un traîne-savates. On arrive avec cinq minutes de retard, lui en avait quinze d’avance. Résultat : il s’est déjà prêté à la séance photo et nous attend au bar, avec un verre de whisky bien entamé à la main. Pas le type du genre à perdre son temps, donc. La preuve, il est, pendant trois semaines, à l’affiche de deux spectacles à la fois. A 19 heures, pour On ne se mentira jamais, d’Eric Assous, au Théâtre de Paris (9e), puis, à 21 heures, pour Je me souviendrai de presque tout, d’Alexis Macquart, au Montparnasse (14e). Le premier avec Evelyne Bouix, le second avec le mari de celle-ci, Pierre Arditi.
Jouer deux fois la même pièce dans la journée, les comédiens y sont habitués, notamment le week-end, mais être programmé dans deux spectacles différents en même temps relève de la performance. Nicolas Briançon minimise. Il l’a déjà fait avec Pour un oui ou pour un non et Piège mortel pendant trois mois, en 2017. Surtout, il a tout prévu : la ligne 12 du métro, qui traverse Paris du nord au sud, le transporte en vingt minutes. Il lui en reste autant pour entrer dans sa loge, enfiler son costume et se jeter sur scène. Le trac, il le gère en « plaisantant » avec les autres acteurs – pas besoin de s’isoler dans une bulle pendant des heures. « Quand on joue, on y pense dès le matin, c’est une concentration permanente. »
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