Lors de sa visite en Egypte, Emmanuel Macron se rendra près de la bande de Gaza pour « marquer sa mobilisation constante en faveur d’un cessez-le-feu », selon l’Elysée

Emmanuel Macron se rendra mardi, lors de sa visite en Egypte, dans la ville d’El-Arich, à 50 kilomètres de la bande de Gaza, pour rencontrer des acteurs humanitaires et sécuritaires et « marquer sa mobilisation constante en faveur d’un cessez-le-feu », a annoncé jeudi l’Elysée.

Dans ce port qui sert de base arrière pour l’aide destinée à passer par le poste-frontière de Rafah entre l’Egypte et Gaza, le président français va rencontrer des personnels d’ONG françaises, des Nations unies, du Croissant-Rouge égyptien, mais aussi probablement des « bénéficiaires » palestiniens de l’action humanitaire, a-t-on détaillé de même source. Il va également s’entretenir avec des gendarmes français de la mission Eubam de l’Union européenne censée être déployée à Rafah.

Accompagné de plusieurs ministres, le président français est attendu dimanche soir au Caire et aura lundi matin un entretien avec son homologue égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi. Mardi, il se rendra donc à El-Arich, dans le nord de la péninsule du Sinaï, sur la Méditerranée, « avec un focus sur les questions alimentaires dans la bande de Gaza », a précisé son entourage à la presse. Un nouveau protocole d’accord sera signé en matière sanitaire avec l’Egypte, impliqué pour le traitement des Palestiniens évacués de Gaza depuis octobre 2023.

Emmanuel Macron a affirmé dès le 19 mars que la reprise des frappes et des opérations militaires israéliennes à Gaza, après un début de cessez-le-feu, était « un retour en arrière dramatique ».

L’Egypte étant un médiateur entre Israël et le Hamas, il va évoquer avec son homologue égyptien « l’urgence » d’une reprise du cessez-le-feu pour que les Gazaouis ne soient plus « soumis à la catastrophe humanitaire dans laquelle ils se trouvent et aux frappes israéliennes qui menacent leur sécurité », et pour permettre la libération des otages encore retenus par le mouvement islamiste, a expliqué l’Elysée. Emmanuel Macron va aussi évoquer le plan arabe pour la reconstruction de Gaza, que Paris soutient, mais qu’il faut, selon les autorités françaises, « encore renforcer », notamment sur « la sécurité » et la « gouvernance » de l’enclave palestinienne.

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