
Au sein de l’ensemble scolaire privé catholique de Saint-Genès, à Bordeaux, l’affaire Gilles Delignac, un enseignant accusé de viols et d’agressions sexuelles, a des précédents. L’établissement est également désigné comme un « cluster » de violences physiques et sexuelles par un collectif d’anciens élèves des établissements du réseau catholique des Lasalliens, géré par la puissante congrégation des Frères des écoles chrétiennes.
Créé le 1er février, le collectif a reçu plus de 200 témoignages d’anciens élèves (dont 15 de Saint-Genès), scolarisés dans une cinquantaine d’écoles entre les années 1960 et les années 2000. Ils décrivent des humiliations, une violence physique débridée, ainsi que des viols et des agressions sexuelles commis par des religieux et des laïques, dans un « climat de terreur institutionnalisé ».
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