• Il est devenu courant de laisser un avis sur Internet pour de nombreux Français.
  • Restaurant, service ou même professionnel de santé, chacun peut librement publier son expérience en tant que client pour aiguiller les consommateurs.
  • Cette liberté d’expression a toutefois une limite, comme le rappelle une récente condamnation pour diffamation.

Commentaires sur les réseaux sociaux, plateformes d’avis ou même simplement sur Google, il est désormais possible de poster et de consulter des avis sur un large ensemble de professionnels. Il faut néanmoins rester prudent au moment de donner son avis (nouvelle fenêtre), surtout s’il est négatif. Dimanche 5 avril 2026, UFC-Que Choisir (nouvelle fenêtre) a révélé la condamnation en appel d’un internaute breton qui avait posté un avis négatif sur la page Google d’un médecin pour une erreur de diagnostic sur une blessure contractée par son épouse. 

Alors que le médecin avait détecté une contusion du ménisque, un examen IRM réalisé quelques jours plus tard révélait une grave entorse du genou et une rupture du ligament croisé antérieur. « En pensant que ce ‘médecin’ nous parlait des ostéopathes comme étant des charlatans, je me demande dans ces cas-là lequel des deux est le charlatan », a-t-il écrit. C’est notamment l’utilisation du terme « charlatan »,  dans un avis public, qui a posé problème. La cour d’appel de Rennes a jugé les propos comme diffamatoires, et a donc condamné l’homme à une amende de 6.000 euros après avoir été relaxé en première instance, indique 20 Minutes. (nouvelle fenêtre)

Faire le distingo entre critique et diffamation

C’est la loi de liberté de la presse (nouvelle fenêtre) de 1881 qui définit le cadre légal de la diffamation. L’article 29 considère que « toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation ». Cette règle s’applique également sur Internet, tant pour les plateformes de notation que les réseaux sociaux ou encore les médias spécialisés. Dans le cas de cette condamnation, la justice a estimé que les propos utilisés pouvaient être considérés comme diffamants et dépassaient le cadre de la loi. 

Le blog juridique Village Justice (nouvelle fenêtre) rappelle que les sanctions encourues peuvent varier en fonction de la portée de la diffamation, si elle est publique ou privée, et si les propos tenus peuvent nuire durablement à la réputation d’une personne. Il est donc conseillé de rester mesuré au moment de poster un commentaire négatif sur Internet.

Jeanne MARTIN pour TF1 INFO

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