- Les Écologistes sont rassemblés derrière Emmanuel Grégoire pour les municipales à Paris.
- Ils ont présenté ce mercredi leur projet de transformation du périphérique en « boulevard urbain ».
- Ce projet passe notamment par l’installation d’un passage piéton porte de Gentilly, dans le sud de la capitale.
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Élections Municipales 2026
C’est une idée déjà émise en 2020 par les responsables socialistes et écologistes à Paris. Les Écologistes, rassemblés derrière Emmanuel Grégoire pour les élections municipales à Paris, veulent installer un passage piéton porte de Gentilly, dans le sud de la capitale. Cette proposition est issue de leur présentation, faite ce mercredi 4 mars, de leur projet de transformation du périphérique en « boulevard urbain ». Le coût global de cette transformation est estimé entre 10 et 15 millions d’euros.
« Notre objectif, c’est qu’à la fin de mandature, le périphérique change de morphologie et devienne un boulevard urbain »
, afin d’améliorer l’environnement des quelque 500.000 riverains qui y vivent de part et d’autre, a expliqué David Belliard, chef de file des Écologistes parisiens et numéro trois de la liste de la gauche hors La France insoumise menée par le socialiste Emmanuel Grégoire. « Qui dit boulevard urbain dit installation d’un passage piéton. Ça change tout car le périphérique est une boucle autoroutière, et à partir du moment où on la casse, ça n’est plus le même modèle »
, a détaillé l’actuel adjoint d’Anne Hidalgo à la transformation de l’espace public lors d’un point presse en bordure de l’axe routier.
Les Écologistes veulent ainsi « transformer le périphérique pour permettre, à terme, de le franchir à pied en toute sécurité »
. Ce premier passage piéton serait donc installé porte de Gentilly, pour pouvoir franchir à pied le périphérique séparant la ville de Gentilly (Val-de-Marne) et la cité internationale universitaire à Paris, dans le 14e arrondissement de la capitale, actuellement reliées par une passerelle surélevée.
La voie dédiée au co-voiturage étendue
Si l’équipe d’Emmanuel Grégoire est élue, elle terminera l’aménagement de la voie dédiée au co-voiturage en l’étendant à l’ensemble de l’anneau de 35 km, pour un budget d’environ 7 millions d’euros, déjà voté au Conseil de Paris, a indiqué David Belliard. L’élu a également cité le projet de transformation de l’échangeur de Bagnolet, dans l’est de la capitale, l’un des axes les plus pollués d’Europe, ainsi que de la porte d’Orléans, cette fois dans le sud.
La transformation en boulevard urbain, pour en faire un « lieu de vie »
, suppose à terme de réduire le nombre de voies et d’abaisser la vitesse à 30 km/h dans certains secteurs. Depuis l’abaissement de la vitesse maximale de 70 à 50 km/h en octobre 2024, les nuisances sonores « ont été divisées par deux, notamment la nuit »
, a indiqué Dan Lert, élu et adjoint au climat, qui voit dans le périphérique un « scandale sanitaire »
. La baisse de la vitesse a aussi eu des résultats « significatifs »
sur la qualité de l’air, selon Airparif.
Rachida Dati, candidate LR et MoDem à la mairie de Paris, qui avait vivement contesté, comme la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse, la décision d’Anne Hidalgo de passer à 50 km/h, veut rétablir la vitesse initiale après la pose de revêtements phoniques. « Revenir à 80 km/h sur le périphérique, c’est faire passer l’idéologie avant la santé. Refuser de transformer les autoroutes urbaines, c’est accepter que des milliers de riverains continuent de payer le prix fort »
, estime de son côté la gauche.

