Alors que le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, souhaitait que la France reste dans une posture « strictement défensive » au Moyen-Orient, dans le cadre de l’opération « Fureur épique », lancée, depuis le 28 février, par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran, un premier soldat français a été tué, jeudi 12 mars, lors d’une frappe de drones dans la région d’Erbil, au Kurdistan irakien. Une attaque qui survient alors qu’un groupe armé irakien pro-iranien dénommé Ashab Al-Kahf, a annoncé, vendredi 13 mars, vouloir prendre pour cible désormais « tous les intérêts français en Irak et dans la région ».
Ce militaire français appartenait au 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces (Isère). Le chef de l’Etat a communiqué les nom et grade de ce dernier sur le réseau social X : Arnaud Frion, adjudant-chef, sans plus de précisions. Cinq autres soldats ont été blessés lors de cette frappe, soit la plus grave attaque contre les forces françaises en opération extérieure depuis août 2023. Un membre des forces spéciales françaises appartenant au commando parachutiste de l’air N°10 avait alors été tué au nord de Bagdad, et quatre autres soldats français blessés, lors d’une attaque djihadiste revendiquée par l’organisation Etat islamique (EI).
Il vous reste 74.2% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
