Imaginez, le repas est bien avancé. Les convives ont fait honneur au buffet. Trop ? Quelques-uns font la grimace, ils commencent à se demander si les crevettes n’étaient pas un peu avariées. Et c’est le moment que choisit le cuisinier pour apporter le cassoulet. Osé, non ?
Les convives, ce sont les investisseurs dont l’appétit au risque est mis à rude épreuve par une tenace odeur de brûlé qui traîne sur les marchés financiers : aux craintes sur une éventuelle bulle de l’intelligence artificielle, se sont ajoutées les alertes sur les marchés de crédit privé et voilà maintenant la guerre qui s’installe au Moyen-Orient, synonyme de flambée du pétrole et de fin des espoirs de baisse des taux.

En dépit de ce contexte, les banques de Wall Street, emmenées par J.P. Morgan, ont lancé, lundi 16 mars selon Bloomberg, le refinancement massif de quelque 15 milliards de dollars (13 milliards d’euros) de dette mise en place lors de l’acquisition, en septembre 2025, de l’éditeur de jeux vidéo Electronic Arts par un consortium regroupant le fonds saoudien Public Investment Fund, le californien Silver Lake et Affinity Partners, la firme de Jared Kushner, le gendre de Donald Trump. Cette transaction constitue le plus gros rachat par effet de levier – ou leveraged-buy out (LBO) – jamais réalisé.
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