• La députée de Paris dépose ce lundi 16 février une proposition de loi pour rendre obligatoires les cours d’éducation alimentaire.
  • Une mesure de santé publique selon elle, alors que les taux d’obésité ont explosé ces dernières années, notamment chez les personnes les plus modestes.

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Bonjour ! La Matinale TF1

« Une pandémie ». C’est ainsi qu’Olivia Grégoire décrit ce lundi matin l’augmentation du nombre de personnes en situation d’obésité (nouvelle fenêtre). Invitée de « Bonjour ! La Matinale TF1 », la députée EPR de Paris assure qu’en moins de trente ans, « nous avons quatre fois plus de jeunes en situation d’obésité. La moitié des Français est en surpoids et un sur cinq est obèse ». Plus inquiétant selon elle, il existe derrière ces chiffres une autre réalité sociale : « Nous ne sommes pas égaux face à l’obésité, vous avez quatre fois plus de personnes obèses chez les Français modestes. »

Pour lutter contre le fléau de la malbouffe et d’une mauvaise alimentation, dont le coût est estimé à 125 milliards d’euros (nouvelle fenêtre) chaque année par l’Institut Montaigne, l’ancienne ministre dépose ce lundi 16 février une proposition de loi à l’Assemblée nationale. Objectif : mettre en place des cours de cuisine et d’éducation alimentaire pour les plus jeunes.

« Je propose une grande expérimentation : une fois par trimestre, de la maternelle à l’entrée en sixième, soit plus d’une vingtaine de cours pour nos enfants ». Avant d’en préciser les contours : « On y apprendrait quels sont les produits bruts, beaucoup de Français font des erreurs par exemple sur la saisonnalité. » 

Apprendre la saisonnalité des fruits et légumes

Selon une étude de l’institut de sondage Harris Interactive en 2024, seuls moins d’un Français sur deux et d’un jeune sur dix cuisinent des produits frais ou bruts au quotidien. Un jeune sur cinq ne sait par ailleurs pas reconnaître une courgette. « Comment on peut soutenir ses agriculteurs (nouvelle fenêtre) quand on ne sait pas quels sont les produits de saison, s’interroge Olivia Grégoire. Ces cours permettraient, je crois, et je ne suis pas la seule, car de nombreuses associations et chefs sont à mes côtés, d’avoir un bagage minimum sur ce que sont nos fruits, nos légumes mais aussi ce que sont l’équilibre alimentaire, l’équilibre nutritionnel, les protéines, les glucides, les lipides ».

Les produits bruts coûtent moins cher que les produits ultra-transformés

Olivia Grégoire, députée EPR de Paris

Reste une question : est-ce bien plus économique de consommer des produits frais, dont les prix ont flambé (nouvelle fenêtre) ces dernières années ? « Il faut se dire la vérité : les produits bruts coûtent moins cher que les produits ultra-transformés (…) que l’inflation touche beaucoup plus, assure à notre micro l’ancienne ministre. D’autant que cela prend autant de temps de mettre une carotte et une tomate dans un robot-cuiseur que de mettre un pot au micro-ondes ».

« Ça coûte donc moins cher, c’est meilleur pour la santé, encore faut-il en connaître les bases, ce qui n’est pas le cas pour tout le monde », poursuit-elle. Et de conclure : « J’appelle à un vrai débat, car la question des aliments ultra-transformés doit être un sujet pour la prochaine présidentielle. »

Aymen Amiri

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