- Delcy Rodriguez, la présidente par intérim du Venezuela, rendra visite à Donald Trump, selon la Maison Blanche, qui n’a pas indiqué de date.
- Par ailleurs, l’ancienne vice-présidente de Nicolas Maduro a nommé mercredi 12 nouveaux commandants militaires régionaux.
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Venezuela : Nicolas Maduro capturé par les États-Unis
La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, ancienne vice-présidente de Nicolas Maduro (capturé le 3 janvier par les États-Unis), rendra visite à Donald Trump, a confié mercredi 21 janvier un représentant de la Maison Blanche à la presse, sans fixer de date.
S’exprimant peu après devant des élus locaux, Mme Rodriguez, qui est toujours sous le coup des sanctions américaines, a affirmé, sans évoquer directement l’invitation : « Nous sommes dans un processus de dialogue, de travail avec les États-Unis, sans aucune crainte, pour affronter les divergences, les difficultés, les plus sensibles et les moins sensibles, pour les aborder par la voie de la diplomatie. »
Cette visite serait un événement : le dernier chef d’État vénézuélien s’étant rendu aux États-Unis pour une rencontre officielle avec un président américain remonte aux années 1990, lorsque Carlos Andres Perez s’était entretenu avec George H. W. Bush (père). Le virage socialiste avec Hugo Chavez (1999-2013) a ensuite refroidi les relations qui sont rapidement devenues conflictuelles.
Investie le 5 janvier, deux jours après la spectaculaire capture de Nicolas Maduro par les forces américaines, Mme Rodriguez semble faire de nombreuses concessions sous la pression des États-Unis. Donald Trump n’a pas hésité à la menacer de nouvelle attaque si elle ne répondait pas positivement à ses demandes.
Mme Rodriguez a ainsi signé des accords sur le pétrole, promis la libération de détenus politiques, écarté Alex Saab considéré comme un homme lige de M. Maduro des sphères du pouvoir, ou encore promis des réformes législatives pour faciliter les investissements. Les vols d’expulsions de migrants des États-Unis vers le Venezuela ont aussi repris.
La présidente par intérim a nommé mercredi 12 nouveaux commandants militaires régionaux, après avoir déjà placé un ancien chef des services de renseignements (Sebin) à la tête de sa garde présidentielle et du contre-espionnage.

